L'Agriculteur Normand 03 octobre 2013 à 10h49 | Par V.Motin

Pulvérisation - De l’hivernage au contrôle : les bons conseils du Monsieur Pulvé de Basse-Normandie

Normandiag’pulvé a fêté ses 4 ans d’existence. L’organisme de contrôle, piloté par CUMA Normandie Services, a contrôlé 2100 pulvérisateurs depuis sa création. Avis aux retardataires, tous les pulvérisateurs de plus de 5 ans doivent avoir passé leur contrôle technique, avant le 31 décembre 2013.

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D’août 2013 à août 2014, Normandiag’pulvé acontrôlé 262 outils portés, 257 traînés, 13 automoteurs et seulement 3 atomiseurs.
D’août 2013 à août 2014, Normandiag’pulvé acontrôlé 262 outils portés, 257 traînés, 13 automoteurs et seulement 3 atomiseurs. - © vm

Olivier Mauduit est le responsable du contrôle de Normandiag’pulvé. Le technicien a vu passer plus de 2000 pulvérisateurs. Une expérience qui lui permet de dispenser quelques conseils aux utilisateurs.

 

Quel est le principal défaut rencontré sur les pulvérisateurs que vous contrôlez ?
Le premier défaut concerne le manomètre. Souvent, ils ont un problème mineur de précision. Si je demande deux bars, je n’aurais que 1,8 bars. L’erreur est généralement de 10 %. C’est le problème le plus fréquent.

Vous contrôlez quotidiennement des pulvérisateurs. Comment expliquez-vous que le nombre de contre-visite soit nettement plus faible en Basse-Normandie par rapport à la moyenne nationale ?
Je l’explique par le partenariat avec les concessionnaires et les artisans ruraux. Et lorsque j’envoie une convocation aux agriculteurs, je leur transmet une fiche de pré-contrôle. Ils peuvent vérifier certains points ou mettre leur outil à l’entretien. La plupart des appareils qui sont passés en contre-visite n’ont pas été vus par un concessionnaire.

Concrètement, quels points l’agriculteur peut-il contrôler lui-même ?
Il peut observer les éventuels fuites sur les canalisations, la pompe ou la cuve. Il peut regarder l’alignement de la rampe, le châssis. Il faut surveiller la corrosion ou les éventuelles déformations. Les pneumatiques doivent être en bon état.

Le choix des buses peut être un casse-tête. De nombreuses références existent. Avez-vous des conseils pour vous y retrouver facilement ?
C’est l’un des points abordés dans le Certiphyto. Le site internet d’Arvalis a mis en place un logiciel qui permet de choisir la bonne buse. On rentre sa vitesse, la pression de travail, son volume/hectare. Le programme donne ensuite les buses adaptées aux plages d’utilisation. C’est important que l’agriculteur soit présent le jour du contrôle. On en profite pour parler des pratiques d’utilisation.

Lors des contrôles, les buses posent-elles souvent problème ?
Certaines fois, les agriculteurs ont des bonnes surprises. Le cap des 10 % d’usure ne doit pas être dépassé. Je préconise de ne pas obligatoirement racheter des buses neuves pour le contrôle. Je pourrai dire si elles sont encore bonnes ou pas. Comme nous sommes en concession, il suffit de passer commande le jour-même, en cas de non conformité. J’intègre la facture dans mon rapport et l’agriculteur est couvert. Les textes le permettent depuis cette année.

La période de l’hivernage arrive. Selon vous quelles sont les bonnes pratiques ?
Il ne faut pas utiliser d’engrais liquide pour hiverner le pulvérisateur. Certes, il ne gèle pas mais ce liquide est corrosif. Il attaque les membranes de la pompe et les canalisations. Je conseille d’utiliser des liquides antigel agricoles spéciaux  qui protègent les joints et nettoient les canalisations. Surtout pas d’antigel de voiture.  Ensuite, l’ensemble de l’appareil doit être bien vidangé : ne pas oublier la cuve de rinçage ou l’incorporateur. Concernant le manomètre, il est préconisé de le démonter pour le placer dans une pièce à température ambiante. Car cet instrument supporte très mal les variations de températures. Mais, le retirer n’est pas toujours possible. Enfin pour les rampes acier, on peut appliquer le mélange habituel : 50 % d’huile et 50 % de fioul pour lutter contre la corrosion.

Le contrôle coûte 200 € jusqu’à 12 mètres. Pour un pulvérisateur de 24 mètres le tarif sera de 248 €. “Nos prix n’ont pas bougé depuis 2010”, précise Antoine Vivien. (DR)
Le contrôle coûte 200 € jusqu’à 12 mètres. Pour un pulvérisateur de 24 mètres le tarif sera de 248 €. “Nos prix n’ont pas bougé depuis 2010”, précise Antoine Vivien. (DR) - © V.M.

Réglementation

Au 31 décembre 2013, tous les pulvérisateurs en service de plus de 5 ans doivent avoir été contrôlés.

Les différents cas de figures :
1- Vous avez réalisé un contrôle obligatoire depuis le 1er janvier 2009. Celui-ci est reconnu par l’administration pour une durée de 5 ans.
2- Votre pulvérisateur a moins de 5 ans (date d’achat faisant foi). Avant l’échéance de 5 ans, vous devez faire contrôler l’appareil.
3- Les 8èmes et 9ème chiffres de votre numéro de SIREN sont compris entre 80 et 99, vous avez jusqu’au 31 décembre 2013.
4- Vous avez réalisé un diagnostic volontaire en 2008 ? Vous devez faire contrôler votre appareil en 2013. (Attention : votre référence à prendre en compte = date du diagnostic 2008 + 5 ans)
5- Si les 8èmes et 9ème chiffres de votre numéro SIREN sont inférieurs à 80, votre contrôle devrait avoir été réalisé. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez être pénalisé.

(Source CUMA Basse-Normandie)

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