Aller au contenu principal

Ratio des prairies permanentes : de la souplesse retrouvée

Le ministère de l’agriculture doit publier avant le 15 novembre un nouvel arrêté constatant l’évolution des ratios régionaux pour les surfaces en prairie permanente.

Le retournement des prairies permanentes n’est plus soumis à une autorisation individuelle comme il l’était depuis un an. DR
Le retournement des prairies permanentes n’est plus soumis à une autorisation individuelle comme il l’était depuis un an. DR
© REUSSIR

lll  Pour la Normandie, le ratio annuel s’est amélioré en 2018 et permet à la région de voir suspendu le régime d’autorisation, c’est-à-dire que l’écart entre la part des prairies permanentes dans la SAU en 2018 et la même part dans le ratio de référence de 2012, est désormais inférieur à 2,5%. Par conséquent, le retournement des prairies permanentes n’est plus soumis à une autorisation individuelle comme il l’était depuis un an.
Attention toutefois, le ministère n’a pas communiqué les chiffres et l’on ne connaît donc pas la « marge de manœuvre » disponible vis-à-vis de ce seuil de 2,4%. Il semble que l’on soit parvenu à ce résultat à la faveur de la requalification en prairies permanentes de parcelles déclarées en prairies temporaires depuis plus de cinq ans, non à la réimplantation de prairies. Cette procédure ne pourra être reproduite. La situation régionale demeure donc fragile.

Prudence
L’assouplissement dont les agriculteurs normands bénéficient doit donc être apprécié avec précaution. Il convient de demeurer prudent dans la gestion des prairies permanentes sous peine, si le taux se dégradait de plus de 2,5%, de retomber dès 2020 sous le régime d’autorisation. Pour mémoire, si le taux de prairies était dégradé de plus de 5%, c’est un régime d’interdiction qui s’appliquerait, comprenant l’obligation de réimplanter des prairies
Même si la Normandie sort de ce régime d’autorisation pour la campagne 2019, la FRSEA déplore toujours le fait que ce ratio soit calculé au niveau régional plutôt qu’au niveau national. Une fois de plus, la France applique la réglementation européenne plus durement qu’il ne lui est demandé. La FRSEA se réjouit donc de l’allègement administratif qui va intervenir pour les agriculteurs. Elle maintient sa demande d’un calcul au niveau national.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Une 1re rencontre de femmes agricultrices a eu lieu mardi 16 juin 2026 à Vire, dans le Calvados, à l'initiative de la FDSEA 14.
Être agricultrice en 2026, c'est être partout à la fois
La section des agricultrices du Calvados (FDSEA) a organisé son 1er événement "Viens me raconter ça au déjeuner", mardi 16 …
Dans cet épisode de canicule, les agriculteurs doivent "jouer la prudence sur tout le territoire normand, pour préserver les hommes, le matériel et éviter des départs de feu incontrôlables" lors des moissons, souligne Sylvain Delye, président de la FDSEA de l'Orne.
Canicule 2026 : les moissons entravées par des interdictions dans certains départements normands
Les premières interdictions de travaux dans les champs sont tombés en ce début de semaine à cause du risque d'incendie au cours…
La passion de l'élevage partagée en famille chez les Debons, notamment quand le prix de l'élevage récompense leur travail, ici à Vire le 13 juin 2026.
Blonde d'Aquitaine : Stéphane Debons se prépare au concours à Saint-Hilaire-du-Harcouët
Stéphane Debons, éleveur installé avec son frère David à Noron-l'Abbaye (région de Falaise), devrait emmener cinq ou six animaux…
Mardi 30 juin, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un champ de Val-au-Perche. Le préjudice sur les cultures est estimé à plusieurs milliers d'euros.
La moissonneuse prend feu et 7 ha partent en fumée : dans l'Orne, c'est l'heure de l'expertise
Mardi 30 juin 2026, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un…
Alban Gosselin, originaire de la Manche, finit premier sur le podium du concours de jeunes présentateurs, au côté des juges du jour.
Alban Gosselin, consacré meilleur jeune présentateur à Vire
Le concours jeunes présentateurs a consacré Alban Gosselin, jeune éleveur de 18 ans de la Manche, au festival de l'élevage de…
Les ventes PMS se déroulent en dehors du territoire normand.
Journées PMS 2026 : la relève normande donne rendez-vous à Frossay
Grand rendez-vous de la génétique normande, les Journées PMS se dérouleront les 1er et 2 juillet 2026 au GAEC des Sept-Lieux, à…
Publicité