L'Agriculteur Normand 05 février 2020 à 10h00 | Par E.Desillière

Rodolphe Lormelet (Président de la Fédération des Cuma Normandie Grand Ouest) : Une première en tant que président

L’assemblée générale de la Fédération des Cuma Normandie Grand Ouest se déroulera mardi 11 février, à Dives-sur-Mer. Cette année, la thématique de la journée portera sur l’adaptation des coopératives face aux changements climatiques.

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- © ED

>> Vous avez pris la présidence de la Fédération des Cuma Normandie Ouest il y a un an. Quel premier bilan faites-vous ?
Nous avons un réseau dynamique, avec une multitude de projets. Nous orientons nos choix en fonction des besoins des Cuma, mais aussi de la réglementation qui change. Il y a deux ans, un arrêté prévoyait l’interdiction des buses palettes sur les tonnes à lisier. Nous avons cherché des systèmes alternatifs et aujourd’hui, la réglementation évolue encore. Dans quelques mois, l’utilisation des buses palettes sera conditionnée à l’arrêté du préfet en fonction de la qualité de l’air et voir en fonction de la zone géographique. Elles peuvent être autorisées dans le Pays d’Auge et interdites dans le Bessin, nous devons nous adapter.
Cette année, nous comptons près de 500 coopératives avec un chiffre d’affaires moyen de 80 000 €. Nous constatons une légère diminution du nombre de Cuma, souvent liée à des fusions ou des absorptions. Dans certaines zones, des coopératives avec un CA de 30 000 € font le choix de se regrouper pour gagner en dynamisme.

>> Le thème de l’assemblée générale est l’adaptation des Cuma face aux changements climatiques, pourquoi ?
Cette année, la météo n’a pas été simple. Nous avons eu des périodes de grande sécheresse et d’autres où la pluviométrie battait tous les records. Nous devons faire face à ces changements et pour cela, nous avons trois pistes de travail : le dimensionnement du matériel, c’est-à-dire travailler avec des outils plus grands ou plus productifs, mais qui coûtent plus cher. Il faudrait les financer sur 9 ans et non sur 7 ans pour ne pas mettre en péril les trésoreries. La deuxième option est la prestation complète. Le matériel n’est souvent utilisé qu’une partie de la journée, car les adhérents ont souvent des astreintes liées à l’élevage. Cette solution permettrait d’optimiser les journées où il est possible d’aller travailler aux champs. Nous mettons à disposition un salarié qui peut passer la journée sur un ensemble complet. La dernière option serait de travailler en inter Cuma avec d’autres régions, comme la Nouvelle-Aquitaine qui est plus précoce en termes de matériel agricole.

>> La dernière campagne betteravière s’achève. Les Cuma sont-elles impactées par l’arrêt de la production ?
Oui, la plupart le sont. Nous réfléchissons pour adapter le petit matériel, comme les bineuses. Nous essayons de les transposer à la production de maïs. Pour certaines coopératives, l’arrêt de la production de betteraves est très problématique. Je pense à une Cuma située dans le nord du département de l’Orne, qui a acheté une arracheuse à betterave et qui a un emprunt incompressible. Nous les accompagnons et réfléchissons pour voir s’il va rester assez de surface en betterave fourragère occuper la machine.

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