L'Agriculteur Normand 17 janvier 2017 à 08h00 | Par V. Motin

Sanitaire : le département du Calvados affirme son soutien aux éleveurs

Les élus départementaux gardent le contact avec le GDS. Hubert Courseaux et Cédric Nouvelot, en charge de l’agriculture, ont visité deux fermes et une clinique vétérinaire. Malgré la réforme territoriale, le Calvados maintient son soutien aux agriculteurs. Il prend notamment la forme d’une aide accrue à la politique sanitaire du GDS.

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- © VM

llll « Je suis là pour bien cerner vos problématiques ». Hubert Courseaux, premier vice-président du département, veut connaître les besoins des éleveurs. Pour dégager des enveloppes budgétaires, l’élu doit justifier de l’utilisation de l’argent public. Le Groupement de Défense Sanitaire du Calvados a donc organisé la visite de deux fermes.
Le choix du parcours ne s’avère pas anodin. La première halte s’effectue à Brémoy, chez Alain Legentil. Le président du GDS témoigne de l’importance des prises de sang avant la vente d’animaux. « La meilleure sécurité est de faire en sorte de n’introduire que des animaux négatifs. Tous les éleveurs ont intérêt à la faire. Mais pour certains, le coût des analyses est parfois un frein ». IBR et BVD sont concernés. Pour la seconde, « tous les producteurs sont pressés de l’éradiquer. Et quand le Conseil départemental soutient le GDS, il aide tous les éleveurs » dixit Alain Legentil. L’enveloppe de 435 000 € représente un euro de cotisation par bovin.

Bio et conventionnel : un même intérêt pour le sanitaire
Cet intérêt pour le sanitaire est partagé par la famille Sidler. Lors de la deuxième étape, ces producteurs de lait bio ont accueilli Cédric Nouvelot et Hubert Courseaux. Anton et Karin Sidler sont associés avec leur fils Peter. Cette ferme familiale produit ainsi 520 000 litres et bientôt 800 000 litres de lait. Ici, l’adhésion au GDS est perçue comme une assurance. « Nous faisons de la prévention afin de limiter les problèmes. En cas de gros problèmes, nous pouvons compter sur le GDS », indique Karine Sidler. Avec la réforme territoriale, Alain Legentil concède avoir eu des craintes sur le maintien de l’aide du département.

Le GDS conforté par le département
« Nous sommes aujourd’hui rassurés. Avec Cédric Nouvelot et Hubert Courseaux nous avons des interlocuteurs de proximité. C’est plus simple dans notre travail quotidien. Nous avons besoin d’eux dans le contexte économique agricole. Ils soutiennent nos plans BVD et IBR et permettent une lutte collective. Les premiers résultats sont encourageants. Pour le BVD, nous aurons de moins en moins de contaminations de transport. Les analyses obligatoires l’IBR vont bénéficier au BVD », explique le président du GDS.

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