L'Agriculteur Normand 21 avril 2010 à 17h17 | Par V. Quartier - J. RaimbaultCETIOM

Sclérotinia du colza. - Raisonner la prise de décision

En cas de présence de la ma-ladie, les pertes de rendement sont significatives (2-10 q/ha) au delà d’un taux d’attaque de 10 % sur tige principale. Celles-ci vont croissantes au même rythme que le taux d’attaque.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
.
. - © DR

Stade G1 = stade optimal de traitement si besoin
Plusieurs caractéristiques permettent de déterminer le stade G1 : les 10 premières siliques sont formées sur les hampes principales (longueur < 2 cm) ou 10 premières siliques visibles sur les hampes principales.
Ce stade est primordial. Selon les essais Cetiom, un traitement avant ou après le stade G1 conduit à de mauvaises efficacités (voir graphique).
Attention, la date du stade optimal peut varier d'une parcelle à l'autre sur une même exploitation, notamment si plusieurs variétés sont cultivées sur le même îlot compte tenu des différences de précocité à floraison.

.
. - © DR

Stratégie fongicide à adopter si nécessaire
- Si risque sclérotinia fort à F1 : traitement G1 avec programme plutôt axé sur un produit spécifique (exemple : Pictor Pro, Pictor Pro+triazole, Joao, Picto Pro+PrioriXtra).
- Si risque sclérotinia moyen et risque de maladies secondaires (sclérotinia/oïdium) : préférer un polyvalent (Pictor Pro+triazole, Joao ou produits à base de triazoles). La rentabilité du traitement résultera alors d’un effet sur le sclérotinia, mais aussi sur les maladies des siliques (oïdium, …).

.
. - © DR

Pas de solution curative
Il faut savoir tout de même qu’il n’existe aucune solution curative contre le sclérotinia. La prise de décision doit anticiper le risque. Pour cela, on se base sur les critères suivants :
- le nombre de cultures sensibles dans la rotation ;
- les attaques les années antérieures sur la parcelle ;
- les conditions climatiques humides au mois de mars favorables à la germination des sclérotes ;
- les indicateurs de pétales contaminés comme le Kit pétales (voir les avertissements).
Ensuite, le climat durant toute la floraison favorisera ou non l’expression de la maladie : humidité relative de plus de 90 % dans le couvert durant 3 jours pendant la floraison et une température moyenne journalière supérieure à 10° C.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. l'Agriculteur Normand se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui