Aller au contenu principal

Se promener en deudeuche en Normandie, ça vous botte ?

Le Petit Futé a présenté ses guides Normandie et Best of Normandy à la presse mercredi 17 avril. À cette occasion, l’équipe de rédaction a organisé pour ses invités un circuit normand en 2CV, de 10 h à 18 h, en partenariat avec l’entreprise La Normandie en 2CV, basée à Pont-l’Evêque (14). Récit.

© ED

llll Il est 10 heures à Pont-l’Evêque, mercredi 17 avril. Le point de ralliement est donné au parking du restaurant des Tonneaux du Père Magloire. Une trentaine de personnes ont répondu présent à l’invitation de l’équipe du Petit Futé pour découvrir les nouveaux guides Normandie et Best of Normandy. « Nous avons voulu marquer le coup cette année et proposer une journée conviviale et faire découvrir une entreprise locale : la Normandie en 2CV qui propose des balades insolites dans la région », explique Anne Crochard, une des responsables d’édition. Parmi les invités : des journalistes, des blogueurs, mais aussi les auteurs des guides. Philippe
et Charlotte, de l’entreprise La Normandie en 2CV, nous présentent celles qui vont nous accompagner tout au long de la journée : « les deudeuches ».
Avant de partir, ils nous rappellent les consignes de conduite de ces voitures mythiques, insistant avec humour sur le passage des vitesses. « Faites attention quand vous êtes en première et que vous voulez passer la seconde. Il faut tourner le pommeau de levier de vitesse vers la droite sinon vous allez partir en marche arrière. Il y a un schéma dans la voiture, mais il est encore plus compliqué à comprendre que mes explications », plaisante Philippe, l’animateur de la journée. Nous découvrons la personnalité décalée de celui qui nous guidera toute la journée.

10h45
Dernières consignes de sécurité et en route. Quatre personnes par voiture. Philippe est en tête de file, je monte avec lui. Mais je passe mon tour pour prendre le volant en premier. Sa collègue, Charlotte, ferme la marche. Première destination : Honfleur. Pas question de prendre les grandes routes pour s’y rendre. Nous traversons des chemins de campagne, où il n’y a aucune visibilité, mais l’environnement est exceptionnel. Philippe est équipé d’un micro relié aux autoradios des autres 2CV et raconte le paysage. Nous passons devant des distilleries, des champs de pommiers, des haras. Pas de doute, nous sommes en plein cœur du Pays d’Auge. Nous faisons une première halte à Villerville, commune connue pour avoir accueilli le tournage du film « Un singe en hiver » avec Jean-Paul Belmondo et Jean Gabin. Nous arrêtons les voitures pour contempler la baie de Seine sous le soleil avant de reprendre la route.

12 heures
Nouvelle escale au Mont Joli, à Equemauville où un carillon est exposé à côté de la chapelle. Midi sonne, plus longtemps que d’habitude pour rendre un hommage à Notre-Dame de Paris, dévastée l’avant-veille par un terrible incendie. Nous profitons de ce moment unique, avant de nous diriger, quelques centaines de mètres plus loin vers un point qui offre « la plus belle vue d’Honfleur ». Nous contemplons le port, les maisons typiques de la ville ainsi que le pont de Normandie. Quelques minutes plus tard, nous reprenons nos deudeuches attitrées et nous arrivons enfin à Honfleur, où nous sommes accueillis comme des stars. Les touristes nous saluent, nous applaudissent et nous prennent en photos. Quelle entrée ! Après avoir fait le tour de la ville, nous nous dirigeons vers une route qui passe sous le pont de Normandie. « Stop, s’écrie Philippe dans les autoradios. Changement de conducteur ». C’est à mon tour de prendre le volant, un peu effrayée, car je n’ai jamais conduit de telle voiture. Je cherche le levier de vitesse à droite de ma cuisse. « Ah non, ça, c’est mon genou », rigole Philippe. Un temps d’adaptation s’impose, mais le bolide se conduit plutôt bien. Trop simple presque, Philippe décide de corser la promenade. « Je vais vous faire prendre un chemin ou il y a des cul de poules. Le but est de les éviter pour ne pas  crever les pneus des 2CV. Si un pneu crève, c’est le chauffeur qui change la roue », prévient-il. Entre crises de rires et petites frayeurs, tout le monde arrive à bon port pour le déjeuner.

13h30.
Nous arrivons chez Olivier et Brigitte Mézeray, installés à Coudray-Rabut, pour nous rassasier. Au menu, des produits du terroir fait par des producteurs locaux : légumes, rillettes, pâté, poulet de l’exploitation, cresson, camembert, pont-l’évêque, livarot, teurgoule et du fromage blanc accompagné d’un confit de poiré pour finir le repas en légèreté. Olivier et Brigitte Mézeray ont commencé une activité touristique à la ferme, uniquement avec l’entreprise de Philippe et Charlotte. Le couple reçoit « deudeuchars » et leur propose dégustations et animations normandes. « Nous pensons que c’est important d’ouvrir nos portes afin de communiquer sur notre métier et de montrer nos conditions de travail », confie Brigitte Mézeray.

16 heures.
La pause déjeuner a été plus longue que prévu. Nous remercions nos hôtes et retournons dans nos 2CV pour continuer à visiter le Pays d’Auge. Direction Clarbec, pour (re)découvrir les croyances normandes. D’abord les ifs, arbres sacrés en Normandie. « Les druides faisaient leurs bâtons avec le bois de cet arbre », explique Philippe. Un peu plus loin dans le village se trouve la fontaine magique de Saint-Laurent. « Ce saint a le pouvoir de soigner les maladies dermatologiques. Les malades doivent s’asperger de l’eau de la fontaine et laisser le mouchoir utilisé près de la statue de Saint-Laurent », conte l’animateur. Libre à chacun d’y croire, ou pas.

17 heures.
Dernière étape de la journée. Nous arrivons à la ferme de Geffausse, à Saint-Hymer où Flaubert, le canard de la propriété, nous accueille. Ce lieu magique a vu naître un autre Flaubert : Gustave. Le célèbre écrivain a passé son enfance ici. Aujourd’hui, le lieu est transformé en hôtel et gîte. Nous prenons un dernier verre de l’amitié avant de retourner au point de départ. Il est 18 h, la journée s’achève. Les visages sont détendus, tout le monde a passé une bonne journée et a redécouvert la Normandie, qui nous cache certainement encore de nombreuses surprises.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Contrairement à la FCO, il n'existe pas encore de vaccin contre le Shamonda Europe.
Le nouveau virus détecté sur des bovins dans la Manche et le Calvados
Un premier foyer de Shamonda Europe a été constaté dans un élevage du centre de la Manche, sur trois vaches. Cette nouvelle…
Dans le maïs, Jean-François Osmond explique au préfet de la Manche Marc Chappuis les dégâts subis par la culture en raison de la sécheresse et de la canicule.
Sécheresse : l'alerte rouge s'étend dans la Manche
Jour après jour, la ressource en eau devient un peu plus précieuse. Le préfet de la Manche, Marc Chappuis a pris de nouvelles…
Après une année 2025 exceptionnelle pour la pomme à cidre, l'année de retour de production est pénalisée.
Le ramassage des pommes envisagé dès le 15 août en Normandie
Fruits qui tombent, fruits brûlés, fruits secs... les fortes chaleurs bousculent aussi les pommiers pourtant pourvus de profondes…
Les bouteilles du Pastis du verger s'alignent dans la boutique de la micro-distillerie, près de Caen. On y trouve aussi gin, vodka, cold brew, limoncello.
Le meilleur pastis du monde pris dans un embouteillage
La micro-distillerie C'est Nous trace son bonhomme de chemin depuis dix ans. Pour franchir la marche suivante, la Région…
Cette année, les Jeunes Agriculteurs de Messei accueillent la Fête de la terre, le week-end des 29 et 30 août à Saires-la-Verrerie, à 8 km de Flers.
Le programme de la Fête de la terre près de Flers
La 48e Fête de la terre se tiendra le week-end des 29 et 30 août à Saires-la-Verrerie, à 8 km de Flers. À cette…
Au concours d'arrondissement d'Avranches le 8 juillet, Nicolas Avenel remporte le championnat mâle et femelle ainsi que le prix d'ensemble. Il est suivi de près par Olivier Lejamtel de Le Mesnil-Ozenne. Les deux hommes ont la même passion. D'ailleurs, le bélier présenté l'année dernière au Salon de l'agriculture à Paris par Nicolas Avenel est devenu champion. Il provenait de l'élevage de son collègue.
200 animaux attendus pour fêter les 200 ans du Comice agricole de Brécey - Saint-Pois
L'année 2025 aurait dû marquer les 100 ans de la race Cotentine au comice agricole de Brécey-Saint-Pois. Ce sera le cas en 2026…
Publicité