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Thierry Thomas : "il faut que ça bouge”

Thierry Thomas, éleveur ornais, a achevé sa grève de la faim, mercredi 6 mai à 17 heures. Il avait commencé sa contestation deux jours plus tôt.

© VM

Pourquoi avoir stoppé votre grève de la faim ?
Jean-Paul Bigard est venu me voir à l’abattoir de Gacé. J’ai pu présenter ma situation. Lui a parlé de ses marchés, de la scène internationale et européenne.

Les explications internationales de Jean-Paul Bigard vous ont-elles convaincu ?
Elles sont peut-être vraies, mais je ne les comprends pas. Je lui ai demandé qu’on parle de ma situation, de mon exploitation, mais aussi de son site de Gacé.
Vous demandiez plus de transparence. En avez-vous eu ?
Jean-Paul Bigard m’a dit
que le site de Gacé perdait
1 M€ par an. Je voulais donc savoir si les éleveurs devaient poursuivre leur activité.
Si les engraisseurs arrêtent,
les naisseurs auront à leur tour des difficultés. J’ai donc invité Jean-Paul Bigard à visiter ma ferme. Je lui ai proposé
d’acheter le bâtiment
de notre GAEC
et que je devienne son salarié. Peut-être que je serais mieux rémunéré.


C’est réellement votre souhait ?
Non, il ne faut pas l’interpréter ainsi. Nous aurions juste moins de soucis. Je ne veux pas être salarié. Mais quand votre entreprise perd de l’argent, vous devez trouver une solution. 

Êtes-vous satisfait de l’impact de votre grève de la faim ?
Je le serai quand des mesures permettront d’assurer la pérennité des éleveurs-engraisseurs. J’espère que les acteurs de la filière trouveront une issue. Il faut que ça bouge. Lundi matin, j’ai participé à la manifestation de la FRSEA à Villers-Bocage. Une table ronde sera organisée avec le ministre. Je note une volonté.

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