L'Agriculteur Normand 16 juillet 2009 à 15h59 | Par V.Motin

Traite - Plus de 100 vaches à l’heure à moindre coût

A Combourg (35), le Gaec Daufin a trouvé sa solution pour traire 100 vaches à l’heure à moindre coût. Les associés ont opté pour une salle de traite 2 fois 20 armé avec un bras « PosiSwing ».

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Avec 500 000 litres de lait, la 2 fois 5 du Gaec Daufin était devenue obsolète. Du robot au roto, toutes les solutions ont été étudiées. Dans un premier temps, le robot tenait la corde. « J’imaginais ma fille seule sur l’exploitation dans 10 ans. Mais, j’ai observé l’investissement, les coûts d’entretien, la consommation électrique et la durée de vie moyenne de 7 ans. Nous avons donc abandonné l’idée », explique Pierre Daufin. Le roto de traite a ensuite été envisagé pour traire les 100 vaches de la ferme en une heure. La machine séduit. Jusqu’au jour où les membres du Gaec Daufin visite une ferme équipée avec une 2 fois 26.

100 000 euros de moins
Le coût et la cadence de traite ont séduit les associés. Ces derniers optent donc pour une deux fois 20. « Aujourd’hui, ma fille peut traire seule 115 vaches à l’heure. C’est rapide comparé à l’investissement. On a observé les devis d’un roto et d’un simple équipement. Résultat : nous avions 110 000 euros d’écart.  Cette somme empruntée à 4,5 % représente au bout de 12 ans une belle maison d’habitation. Pourquoi dépenser plus pour produire le même volume de lait avec le même temps ? », insiste Pierre Daufin. Les éleveurs ont également réalisé des économies dans les travaux de maçonnerie. « Pour installer cet équipement, nous avons juste besoin d’un bâtiment de 6 mètres de large. On réduit les coûts de construction. Mais attention, il ne s’agit pas d’une salle de traite au rabais. Nous proposons les mêmes équipements qu’un roto de traite », précise Mickaël Velé, commercial de la société Elevance basée dans la Manche.

Les salles de traite traditionnelle garde leur place
Face aux roto et autres robots, les salles de traite traditionnelles en mode XXL n’ont donc pas dit leur dernier mot. « Dans nos prospectives, nous nous apercevons que tous les types d’installations devraient encore trouver leur place. Nous misons sur un tiers de robot de traite, un tiers d’autorotor et un tiers de salle de traite » , souligne Jean-Yves Gieu, directeur du service élevage Elevance. Et de poursuivre : « L’aspect économique joue de plus en plus. Pour cet équipement équipé du bras PosiSwing, le prix de revient au litre de lait est deux fois moindre que pour un robot de traite ». A méditer…

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