L'Agriculteur Normand 06 juillet 2016 à 08h00 | Par M.Malo

Un "Cœur de gamme" pour du baume au cœur

Mardi midi, au Carrefour d’Alençon (61), la FDSEA a mené une action de sensibilisation du public sur la qualité des races à viande. Les éleveurs font pression auprès de l’enseigne, “Cœur de gamme” a déjà trouvé sa place chez Super U.

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“Ils vont vers des viandes plus “bas de gamme” pour se faire une plus grosse marge”, souligne le responsable viande.
“Ils vont vers des viandes plus “bas de gamme” pour se faire une plus grosse marge”, souligne le responsable viande. - © MM

“Nous sommes ici pour essayer de mettre la pression sur cette grande enseigne. Prétendants qu’ils ont déjà une filière qualité, ils ne veulent pas nous laisser l’occasion de montrer qu’un rayon “Cœur de gamme” pour- rait être bénéfique pour tout le monde”, lance Dominique Bayer, responsable viande de la FDSEA 61

Viande, races et prix

L’élevage allaitant impose des techniques différentes des troupeaux laitiers. Les représentants de la FDSEA 61 mettent en avant la qualité de la viande issue de cheptels allaitants. Mais ces élevages demandent d’importants capitaux. “Ils vont vers des viandes plus “bas de gamme” pour se faire une plus grosse marge”, souligne le responsable viande. Avec un volume en viande allaitante pas assez conséquent chez Carrefour, la FDSEA veut faire bouger les choses. Grâce à cette gamme, les éleveurs allaitants peuvent obtenir un prix de 3,50 €€ qui “pourrait augmenter vers les tarifs de 2013 (entre 4,20 € €et 4,50 € €).”

“Plus on ignorera les races allaitantes dans la commercialisation, plus la consommation diminuera”, ajoute Dominique Bayer. Du “gagnant gagnant” pour les deux acteurs. L’objectif des exploitants ornais serait de retrouver 50% de viande allaitante dans nos rayons.

Échange pour mieux manger

Un des autres objectifs de la mise en place de cette gamme est aussi la satisfaction client en lui proposant une montée en gamme et en volume. Lors de l’échange entre les éleveurs et le manager de la grande surface, Dominique Bayer appuie :“Si rien ne bouge, le nombre de producteurs va diminuer. Les capitaux sont énormes, le travail à fournir de même, en pleine crise, on peut baisser les bras très vite. La qualité des rayons pourrait disparaître si on ne change pas les choses”. Au Carrefour d’Alençon, 30% des viandes sont issus de races allai- tantes. Même si la FQRN a été mise en place par le magasin, les marges des producteurs restent trop faibles. Après une bonne heure de visite dans les rayons viande, le manager “prend bonne note des revendications”. Les éleveurs espèrent se faire entendre, mais restent plus sceptiques.

“Si il faut qu’on revienne en nombre pour faire plus de bruit et avertir les consommateurs, on le fera”, terminent-ils.

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