Aller au contenu principal

Un « Géo Trouvetout » vous ouvre ses portes

Producteur de lait à Saint-Germain-de-Martigny, près de Mortagne-au-Perche (61), Denis Mousset (Earl Elphigny) vous ouvre grand les portes de son exploitation dimanche 24 juin. Une initiative privée, en dehors des sentiers battus, où il y a beaucoup à apprendre mais aussi à donner.

llll « Pour vivre heureux, vivons cachés ». C’est tout sauf l’adage de Denis Mousset. Denis lui, il l’ouvre. Sa bouche, sa stabulation, ses champs, ses chiffres...
Mais il écoute aussi. Il regarde ce qui se passe derrière la haie pour progresser et même bien au-delà. Son salon agricole, ce n’est pas Paris mais l’étranger, notamment l’Allemagne même s’il ne maitrise pas la langue de Goethe. Il en a ramené une machine à traire inconnue en France. Il a l’approche facile. On pourrait même le soupçonner de savoir faire l’âne pour avoir du son. Rien de malicieux cependant dans tout cela. Simplement un esprit naturellement curieux et la certitude que rien n’est jamais acquis.
« Quand je vois des collègues qui ont lourdement investi et ne s’en sortent pas, ça me désole. Nous évoluons dans un marché mondial alors il faut produire le moins cher possible. Mon installation de traite, je l’ai remboursée en 3ans », annonce-t-il.

Un « évolutionnaire » pas un révolutionnaire
Denis Mousset n’est pas donneur de leçons pour autant. Il ne remet pas en cause le système. La présence de partenaires institutionnels à cette journée en témoigne. Il n’est pas révolutionnaire mais « évolutionnaire ». L’important est de se poser les bonnes questions. De les instruire à charge et à décharge puis, « c’est à chacun de prendre ses décisions sur son exploitation ». C’est ce qu’il pratique depuis de nombreuses années et reconnaît des erreurs de choix. « C’est comme cela qu’on apprend ».
Mais les yeux rivés sur l’économique et les conditions de travail, il avance quelques-unes de ses bottes secrètes.  Des faisceaux trayeurs sans griffe et plus de frais vétérinaires, des vaches le plus souvent à l’herbe mais un parcellaire revu avec clôtures permanentes et point d’eau tous les 250 mètres, des chemins réaménagés,  un paillage à coup de bottes, une diversifications des activités...
« Il faut revenir aux fondamentaux »,

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Mardi 30 juin, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un champ de Val-au-Perche. Le préjudice sur les cultures est estimé à plusieurs milliers d'euros.
La moissonneuse prend feu et 7 ha partent en fumée : dans l'Orne, c'est l'heure de l'expertise
Mardi 30 juin 2026, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un…
La passion de l'élevage partagée en famille chez les Debons, notamment quand le prix de l'élevage récompense leur travail, ici à Vire le 13 juin 2026.
Blonde d'Aquitaine : Stéphane Debons se prépare au concours à Saint-Hilaire-du-Harcouët
Stéphane Debons, éleveur installé avec son frère David à Noron-l'Abbaye (région de Falaise), devrait emmener cinq ou six animaux…
La canicule de juin a marqué les esprits mais son impact sur le rendement est resté limité.
Colza en Normandie : cinq faits marquants sur la campagne 2025-2026
La campagne 2025-2026 illustre toute la capacité du colza à compenser les aléas lorsqu'il conserve un bon fonctionnement…
Les ventes PMS se déroulent en dehors du territoire normand.
Journées PMS 2026 : la relève normande donne rendez-vous à Frossay
Grand rendez-vous de la génétique normande, les Journées PMS se dérouleront les 1er et 2 juillet 2026 au GAEC des Sept-Lieux, à…
Dans la Manche, les élevages avicoles ont enregistré de lourdes pertes.
Canicule : surmortalité inédite en porc et volailles avec 260 tonnes de cadavres en trois jours
La canicule a entraîné une mortalité exceptionnelle dans les élevages de la Manche : 260 tonnes de volailles porcs en trois…
Geoffroy de Lesquen, céréalier dans la plaine de Caen, est revenu sur les lieux, jeudi 9 juillet. Le matériel n'a pas survécu, offrant un cliché impressionnant.
"Tous les jours, il y a un feu dans la plaine"
Plusieurs feux agricoles sont survenus ces derniers jours, en raison des fortes chaleurs et de la sécheresse des cultures. Outre…
Publicité