L'Agriculteur Normand 23 janvier 2018 à 01h00 | Par Sandrine Bossière

Une meilleure indemnité avant le congé maternité

Installée depuis 2006 sur l’exploitation familiale, Elodie Langlois vient d’être maman pour la troisième fois d’une petite Juliette, née en octobre. En congés maternité, elle s’apprête à reprendre le 3 mars prochain. Parcours d’une maman et d’une agricultrice.

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Elodie Langlois vient d’être maman. Agricultrice, elle a pu bénéficier d’un congé maternité. Mais des évolutions sont encore attendues par la profession. DR
Elodie Langlois vient d’être maman. Agricultrice, elle a pu bénéficier d’un congé maternité. Mais des évolutions sont encore attendues par la profession. DR - © SB

Juliette est arrivée le 18 octobre dernier. Un bonheur pour toute la famille. Mais Elodie Langlois, sa maman doit s’organiser pour gérer vie professionnelle et vie privée. En congé maternité, elle savoure les quelques semaines qui lui restent à prendre, jusqu’au trois mars. Sans aucun doute, Juliette comme Clément (10 ans) et Zoé (7 ans) vivront au rythme de la ferme. « Pour les enfants, la vie à la ferme, c’est génial », sourit Elodie. « Ils nous voient travailler, ils passent du temps avec nous », ajoute-t-elle.

Vaches et légumes
Avant que Juliette chausse les bottes, il reste quelques mois. Elodie Langlois va quant à elle les remettre début mars officiellement. Passionnée aussi bien par la production laitière que légumière, deux productions phares de l’exploitation familiale qu’elle conduit avec son père, deux salariés et un apprenti, Elodie ne voit pas comment elle pourrait se passer de son cadre de travail. « J’aime autant les vaches que d’aller dans les champs, sur le tracteur », confie cette jeune maman, installée à Denneville, à quelques kilomètres de la mer seulement.

La santé du bébé
Cela fait plusieurs mois qu’elle a été arrêtée, et ce bien avant le congé de maternité. « Je n’avais pas le droit de forcer. Or, dans ce métier, on ne fait pas grand-chose sans forcer », précise-t-elle. Mais si les vaches n’attendent pas, elle ne voulait pas compromettre la santé du bébé.

Des évolutions
Depuis sa première grossesse, les droits ont évolué. Elodie Langlois peut bénéficier d’un remplacement de 7 h par jour, 7 j/7.  « Le temps de faire la traite et le soin des animaux, c’est vite passé », s’exclame l’agricultrice. En période de semis, ils sont tous dans les champs à préparer la terre. Il y a du travail pour tout le monde. Si ce remplacement est tout de même une bouffée d’oxygène, elle espère que les indemnités journalières octroyées avant le congé maternité puissent couvrir les frais de remplacement. « Pour le moment, ce n’est pas le cas », déplore-t-elle.
Et pour le congé parental, Elodie s’interroge encore. « J’aimerais bien travailler à 80 % et avoir une journée dans la semaine pour mes enfants. Mais je ne suis pas sûre de le faire. Il faut voir quelles seront les indemnités. Il faut qu’elles soient à la hauteur d’un coût de remplacement pour ne pas compromettre à la fois l’organisation de l’exploitation et les ressources ».

Continuer à s’engager
Alors, Elodie va continuer à participer aux travaux de la commission agricultrice de la FDSEA de la Manche.
« Même si on adore notre métier, il faut pouvoir sortir de son exploitation et s’ouvrir aux autres », assure-t-elle. Parallèlement à la commission agricultrices, elle préside la commission emploi du syndicat agricole.

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