Aller au contenu principal

Congrès FNPL
Une page lait s'écrit dans la Manche

Gilbert Michel, éleveur laitier à Saint-Georges-de-Bohon (50), accueillait mardi 10 mars la ministre de l'Agriculture de Basse-Saxe, Barbara Otte-Kinast, dans le cadre du congrès de la FNPL. La ministre, elle aussi éleveuse, s'est déplacée avec une délégation de jeunes agriculteurs de Basse-Saxe pour renouer le partenariat avec la Normandie.

Barbara Otte-Kinast, la ministre de l'Agriculture de Basse-Saxe, est arrivée souriante mardi 10 mars chez Gilbert Michel pour la visite de son exploitation. L'éleveur, qui a reçu l'ambassadeur allemand il y a deux ans, connaît la chanson. Durant plus d'une heure, il explique et en profite pour transmettre des messages. Face à une ministre, elle aussi éleveuse laitière, le contact passe bien.

Confort
L'exploitation de Gilbert Michel est emblématique. Moderne, elle fonctionne avec des robots de traite ou encore des caméras de surveillance dans un bâtiment qui date de 2014. Gilbert Michel insiste sur la qualité de vie au travail, « on arrive à une personne et demi à faire tout le travail ». Proche de la retraite, il est associé avec Sébastien Ferret et Maxime Savary, un jeune agriculteur. « Nous avons investi dans une exploitation attractive et donc transmissible pour attirer un jeune ».

Etourneaux et oies sauvages
La ministre, accompagnée de jeunes agriculteurs de Basse-Saxe, membres des institutions laitières du Land, est réactive sur le sujet. En Allemagne aussi, la question du renouvellement des générations est cruciale. L'isolement des agriculteurs est lourd. D'autres sujets rapprochent les Allemands du Français : les attentes des consommateurs, les attaques des ONG, le problème des prix. « Le consommateur en Allemagne veut toujours plus mais il ne veut pas payer plus », déclare Jan-Henrick Schöne, de la délégation. Gilbert Michel décrit le fléau des étourneaux qui viennent juste de partir ; en Basse-Saxe, ce sont les oies sauvages.
Pour finir, la ministre offre symboliquement à l'éleveur un stylo « pour signer de bonnes affaires », plaisante-t-elle. Elle l'invite aussi dans sa région, jumelée depuis 1985 avec la Haute-Normandie.

Relancer le jumelage
Le lendemain, elle rencontre Clotilde Eudier, vice-présidente à la Région en charge de l'agriculture, elle-même agricultrice. La visite de Graindorge doit servir d'appui pour relancer un jumelage entre les deux régions. Rappelée par ses obligations au ministère, elle n'est finalement pas restée au congrès de la FNPL, mais promet de se retrouver chez elle, en Basse-Saxe, région du lait, de la pêche et du cheval, une région soeur de la Normandie.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Le méteil implanté cet automne pourra être récolté en ensilage en mai.
Sécheresse : miser sur les prairies sous couvert
Alors que les fourrages manquent, le semis de prairie sous couvert de méteil est encore possible. Mais il la remise des bêtes au…
Dans l'Orne, en 2024, la Ferme des chèvres brasseuses a inauguré son investissement de 600 000 euros pour changer d'échelle.
Les bières locales dans le creux de la vague en Normandie
Au Fêno, parmi les nouveautés, un bar à bières rassemblera 17 brasseries artisanales de Normandie. La filière ne connait plus la…
"Il faut s'adapter aux aléas climatiques", clame Samuel Courvallet, exploitant et maire de la commune de Pierrefitte-en-Cinglais. Il a engagé un projet de retenue collinaire, mais le stockage des eaux hivernales divise en local.
"Je trouvais utile de récupérer cette eau, plutôt qu'elle aille à la mer" : dans le Calvados, il crée une retenue collinaire
En Suisse Normande, à Pierrefitte-en-Cinglais, Samuel Courvallet aménage une retenue d'eau collinaire. L'arboriculteur voit dans…
La série 7 du robot Agbot (marque AgXeed) peut être équipée d'un outil allant jusqu'à 18 m avec ses 230 ch. L'autonomie court jusqu'à 24 heures.
La Cuma de Sassy teste le robot AgBot
La Fédération des Cuma Normandie Ouest, en partenariat avec la Cuma de Sassy, a proposé une démonstration du robot autonome…
Le cochon de Bayeux et ses copains des autres races patrimoniales normandes sera au Fêno tout le week-end à Caen
Fêno à Caen : le meilleur de la Normandie à dévorer ce week-end
Du 16 au 18 octobre 2026, le Festival de la Normandie revient au Parc des expositions de Caen avec 420 exposants. Entre…
"Le seul dossier que je veux bien continuer de regarder, c'est la RN 12, car le sud de l'Eure et l'Orne ", dit Hervé Morin
"L'investissement sur les routes, c'est terminé"
La Région Normandie prépare son budget 2027. Les ressources diminuent et l'investissement plafonnera à 550 millions d'euros. Il y…
Publicité