L'Agriculteur Normand 18 mars 2020 à 10h00 | Par Dorothée Briand

Une page lait s'écrit dans la Manche

Gilbert Michel, éleveur laitier à Saint-Georges-de-Bohon (50), accueillait mardi 10 mars la ministre de l'Agriculture de Basse-Saxe, Barbara Otte-Kinast, dans le cadre du congrès de la FNPL. La ministre, elle aussi éleveuse, s'est déplacée avec une délégation de jeunes agriculteurs de Basse-Saxe pour renouer le partenariat avec la Normandie.

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Barbara Otte-Kinast, la ministre de l'Agriculture de Basse-Saxe, est arrivée souriante mardi 10 mars chez Gilbert Michel pour la visite de son exploitation. L'éleveur, qui a reçu l'ambassadeur allemand il y a deux ans, connaît la chanson. Durant plus d'une heure, il explique et en profite pour transmettre des messages. Face à une ministre, elle aussi éleveuse laitière, le contact passe bien.

Confort
L'exploitation de Gilbert Michel est emblématique. Moderne, elle fonctionne avec des robots de traite ou encore des caméras de surveillance dans un bâtiment qui date de 2014. Gilbert Michel insiste sur la qualité de vie au travail, « on arrive à une personne et demi à faire tout le travail ». Proche de la retraite, il est associé avec Sébastien Ferret et Maxime Savary, un jeune agriculteur. « Nous avons investi dans une exploitation attractive et donc transmissible pour attirer un jeune ».

Etourneaux et oies sauvages
La ministre, accompagnée de jeunes agriculteurs de Basse-Saxe, membres des institutions laitières du Land, est réactive sur le sujet. En Allemagne aussi, la question du renouvellement des générations est cruciale. L'isolement des agriculteurs est lourd. D'autres sujets rapprochent les Allemands du Français : les attentes des consommateurs, les attaques des ONG, le problème des prix. « Le consommateur en Allemagne veut toujours plus mais il ne veut pas payer plus », déclare Jan-Henrick Schöne, de la délégation. Gilbert Michel décrit le fléau des étourneaux qui viennent juste de partir ; en Basse-Saxe, ce sont les oies sauvages.
Pour finir, la ministre offre symboliquement à l'éleveur un stylo « pour signer de bonnes affaires », plaisante-t-elle. Elle l'invite aussi dans sa région, jumelée depuis 1985 avec la Haute-Normandie.

Relancer le jumelage
Le lendemain, elle rencontre Clotilde Eudier, vice-présidente à la Région en charge de l'agriculture, elle-même agricultrice. La visite de Graindorge doit servir d'appui pour relancer un jumelage entre les deux régions. Rappelée par ses obligations au ministère, elle n'est finalement pas restée au congrès de la FNPL, mais promet de se retrouver chez elle, en Basse-Saxe, région du lait, de la pêche et du cheval, une région soeur de la Normandie. n

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