L'Agriculteur Normand 25 octobre 2017 à 08h00 | Par J. Pertriaux

Une professeure, quatre génisses et huit lycéens à Ferme en fête

Le lycée agricole de Giel Don Bosco porte les couleurs de la race Normande à Ferme en fête. Huit élèves de Catherine Cary, professeure de zootechnie, s’y préparent sur leur temps libre. Entre apprentissage et loisir, les étudiants rencontrent le monde professionnel.

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Catherine Cary (au fond, à droite) avec sa classe de terminales. Devant, les quatre génisses et certains des participants au concours Normandie avenir dimanche 29 octobre, à 10 h 30. DR
Catherine Cary (au fond, à droite) avec sa classe de terminales. Devant, les quatre génisses et certains des participants au concours Normandie avenir dimanche 29 octobre, à 10 h 30. DR - © JP

Découvrir ses élèves en dehors des quatre murs de la salle de classe. Amadouer les génisses. Partager l’excitation des préparatifs et l’adrénaline du ring.
Catherine Cary, professeure de zootechnie au lycée Giel Don Bosco, en a fait sa mission depuis quinze ans. Cette année, Maxime, Valentin, Pauline, Gwladys, Emeline, Lucie, Théo et Guillaume, élèves de la 2de à la terminale, ont adhéré à l’association Normandie avenir pour participer au concours jeune éleveur.

Mademoiselle, Madrid, Mafia et Magie
La professeure donne des indications en TP (travaux pratiques), mais pas plus. « Les élèves sont tous volontaires et s’investissent sur leur temps libre, le mercredi après-midi et pendant les pauses déjeuner », souligne Catherine Cary, arrivée au lycée il y a dix-neuf ans. Et d’insister sur le fait que le concours se déroule pendant les vacances scolaires, preuve d’une vraie motivation. Les génisses de l’exploitation du lycée, Mademoiselle, Madrid, Mafia et Magie, ont entre 12 et 18 mois. Dimanche matin, c’est grâce à elles que les lycéens seront jugés.
L’évaluation des apprentis éleveurs court du samedi au dimanche. Ils sont notés sur la totalité de la manifestation, de l’entretien de la stalle au respect des consignes et des horaires. Pendant le concours de présentation, ce qui compte, c’est « la tenue de la vache, savoir la mettre en valeur, l’attitude vis-à-vis des juges, le regard, la concentration ».

Créer un déclic
Le concours et ses préparatifs en amont créent des « déclics, assure Catherine Cary. Les élèves changent de regard vis-à-vis de l’animal, rencontrent les professionnels. Ils s’impliquent dans un projet et dans la société. Cela me permet d’avoir une autre appréciation d’eux, notamment en conseil de classe. Surtout quand il s’agit de jeunes qui ont une attitude passive en cours. » Emeline participe aux concours d’animaux depuis quatre ans. Elle y a appris « se responsabiliser. J’aime le contact avec les animaux et celui avec les autres éleveurs ».
L’expérience humaine emporte dans son sillon les jeunes de 4e qui apprennent à tondre, et aussi le responsable de l’exploitation M. Jain et le responsable du troupeau laitier, M. Moquet. L’an dernier, le lycée a terminé 2e au Trophée national des lycées agricoles, au Salon international de l’agriculture à Paris.

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