L'Agriculteur Normand 29 septembre 2015 à 08h00 | Par Sandrine Bossière

Valentin Gallot: je me suis installé pour être avec mes vaches

“Le concours à Ferme en fête est mémorable. On ne l’oublie pas,” confie Valentin Gallot (Gaec du Nord, La Haute-Chapelle). Il sera présent avec deux vaches pour tenter de se démarquer.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
- © SB

A22 ans, Valentin Gallot a les pieds sur terre. Il vient de rejoindre le Gaec du Nord constitué de son frère, Jérémy et de son oncle, Hervé Lemoine depuis le 1er janvier. D’ores et déjà, il sait ce qu’il veut. La génétique reste son domaine de prédilection. “J’ai toujours aimé ça”, confie-t-il. Il est passé par le service de remplacement, le temps que des terres se libèrent et qu’il puisse s’installer. Pour autant, il n’a jamais quitté des yeux le Gaec. “C’était la ferme de mes grands-parents. Ils sont arrivés ici dans les années 70. Ma grand-mère avait 10 vaches et mon grand-père faisait des travaux dans les fermes”. Et à vrai dire “le salariat, ce n’est pas fait pour moi”.
Sa passion pour les animaux vient sans aucun doute de son enfance qu’il a passée auprès de ses grands-parents. “Je venais pendant mes vacances. J’adorais promener les petits veaux” se souvient-il. Et si “je me suis installé, c’est pour être avec mes vaches”, assure-t-il.

Le troupeau s’est noirci
Des vaches dont il connaît le père, la mère… Les bases de la génétique. Alors pas question d’acquérir des robots. “Je veux garder le contact avec les animaux”.
Au départ, la ferme des grands-parents comptait plutôt des
Normandes. Au fil des années, “le troupeau s’est noirci” raconte le jeune éleveur, notamment à l’installation en 2007 de son frère Jérémy avec son oncle. “Ils sont passés de 60 à 80 vaches”, pour atteindre 120 vaches aujourd’hui avec une référence laitière de 950 000 l. “Il faut produire et la vache Prim’Holstein a une meilleure réactivité”. Alors le choix s’est porté sur cette race, tout en veillant au choix des taureaux. Si l’insémination artificielle est pratiquée, Valentin opte pour la meilleure gamme de taureaux : des taureaux français mais aussi canadiens, américains, italiens, allemands… La morphologie et le fonctionnement sont deux critères importants pour le jeune éleveur. “Il nous faut des vaches qui soient rentables, avec une santé mamelle, une longévité,…” poursuit-il. Pour autant, il ne s’interdit pas d’avoir un taureau sur la ferme “pour améliorer notre étable”. Le Gaec en a acheté un au Gaec des Grilles à Mahéru (près de Couterne). “On le connaît, le potentiel est là. On sait qu’on ne va pas se planter”, explique Valentin. Si Valentin a débuté les concours avec des Normandes, il a tout de suite pris le relais avec les Prim’Holstein. Les comices, concours d’arrondissement, concours départemental (…) sont des “moments mémorables. Même si c’est fatigant, on ne les oublie pas”.

Du local au départemental
Et c’est le cas de Ferme en fête. Rien n’est laissé au hasard. Il va y amener deux vaches, retenues parce qu’elles se sont démarquées au comice, deux vaches en 1ère lactation qui ont décroché une 2e et 3e place dans leur catégorie. Depuis plusieurs jours, elles sont choyées sous le regard attentif de Rodrigue, jeune stagiaire au Gaec du Nord. C’est lui qui conduira certainement une des vaches. Et pour Valentin, c’est une fierté de pouvoir transmettre à des jeunes sa passion pour qu’à leur tour ils aient envie de poursuivre dans cette voie. Avant de partir, quelques jours auparavant, elles seront tondues puis auront pas moins de trois shampoings pour que les traces s’estompent. Elles apprendront à marcher pour que le jour J, elles soient prêtes. L’alimentation sera aussi surveillée de près. “Dès qu’on aura l’heure de passage sur le ring, on adaptera l’alimentation” explique Valentin Gallot. Et c’est le cas tout au long des deux jours.  Pour lui, le concours est avant tout un moment d’échanges avec les autres éleveurs. Cette année encore, il ne manquera pas de discuter, regarder, observer jusqu’à son passage sur le ring. Un moment attendu pour l’éleveur fier de son élevage.

21 élevages représentés
Ghislain Pelloin, Gaec Pelloin Barré (Serans)
André Roger et Laurent Roche, Gaec de la Jugletière (Anceins)
Vivien Guibout, Earl de la Saulaie (Magny-le-Désert)
Petrus Bakker, Earl de la Chapelle (Gandelain
Pierre Denis, Earl du Breuil (Saint-André-de-Messei)
Christine et Carole Guérin, Earl de la Bunoudière
Gérard Verhalle, Gaec des Grilles (Maheru)
Jean-François Cailly, Gaec des vents d'ouest (Saint-Didier-sous-Ecouves)
Claudine Sellos, Earl de l'Etre chrétien (Rouperroux)
Dominique Guillemine et Fabrice Beucher, Gaec de la Bouhardière (St-Mars-d'Egrenne)
Stéphane Gadeyne, Gaec de la Fontenelle (Saint-Hilaire-le-Chatel)
David et Joël Trubert, Gaec du Ravalier (La Perrière)
Jean-Pierre Sassel, Earl de la Petite Houssaye (La Chapelle-d'Andaine)
Benoît et Sylvain Aguinet, Gaec Maison neuve (Coulimer)
Fabien Esnault et Christophe Bunout, Gaec des Loges (Saint-André-de-Briouze)
Bruno, Sylvie et Emilie Bechet, Gaec du Delta (Menil-Gondouin)
Joël Brunet (Saint-Ouen-sur-Iton)
Jean-Philippe Duchange (Glos-la-Ferrière)
Jérémy Gallot, Gaec du Nord (La Haute-Chapelle)
Gilles Souvre (Préaux-du-Perche)
Jean-Baptiste Radigue, Gaec Radique (Saint-Michel-des-Andaines)

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. l'Agriculteur Normand se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui