L'Agriculteur Normand 17 février 2016 à 08h00 | Par Max Malo

"Vous attendez qu'on pète un plomb"

Les JA (Jeunes Agriculteurs) sont passés à l’offensive ce lundi 15 février à Caen. « La seule chose que vous attendez, c’est qu’on pète un plomb». Les forces de l’ordre étaient en nombre pour empêcher les manifestants d’entrer en ville.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
En levant les bras, JA souhaitait signifier le côté non violent de son action
En levant les bras, JA souhaitait signifier le côté non violent de son action - © MM

14 fourgons de CRS. C'était le tapis rouge déroulé pour l'arrivée des JA, au rond-point de la Maladrerie à Caen, ce lundi 15 février.

Arrivés vers midi ,côté Carpiquet, tous les agriculteurs ont été bloqués par les forces de l'ordre. Impossible pour eux d'accéder au centre-ville .

Un convoi de 44 tracteurs, venu du Bessin avec leur benne remplie de déchets, a stagné avant de repartir vers le périphérique.

La pression à son comble

Bouclier et gazeuse à la main, une forte pression émanait du rond-point de la Maladrerie. De nombreux CRS attendaient en effet les manifestants.

« La seule chose que vous attendez, c'est qu'on pète un plomb, »lançait François Xavier Hupin (responsable JA section plaine). Deux semaines après le blocage du pont de Calix, la situation se répète.

L'effet de surprise n'a pas fonctionné. Les JA se sont vu une nouvelle fois interdire l'accès à la ville. Malgré une très grande discrétion dans l’organisation de leur action, les plans ont été déjoués. «Ils cherchent totalement à nous pousser à bout pour que l'on dérape et que l’on donne une image négative des agriculteurs à la population, » s’interroge François Xavier.

Après une heure sur le rond-point, les jeunes agriculteurs ont décidé de rentrer dans Caen, à pied, les mains levées. Tentative transformée en échec par une lignée de CRS bloquants le passage, armes à la main. « Qu'est ce que vous voulez faire après ça ? Nous n'avons jamais rien dégradé. Quand nous voyons les moyens qu'ils déploient, on comprend leur objectif: nous faire passer pour des fauteurs de troubles, »dixit François Xavier.

Pas pour cette fois

Des jonquilles à terre. C'est là la seule dégradation visible à l'entrée de Caen. Aucune benne vidée de ses gravats ou déchets.

Vers 13 h 20 , les tracteurs sont partis, direction le périphérique. La circulation a été perturbée jusqu’en début de soirée.


Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. l'Agriculteur Normand se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui