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L’interview de l Hubert Courseaux, vice-président du Département du Calvados chargé de l’agriculture
Le Département garde le cap de ses orientations, notamment agricoles

Après la crise du coronavirus, le vice-président revient sur les engagements du Département du Calvados et annonce le maintien des aides aux agriculteurs. Une augmentation de la subvention au GDS permettra même aux éleveurs de ne plus payer les frais de laboratoire.

L’interview de l Hubert Courseaux, vice-président du Département du Calvados chargé de l’agriculture
© AN

En ces temps de Covid, le Département du Calvados voit-il son budget perturbé ?

Naturellement, cette pandémie nous a tous occupés. Notre priorité a été avant tout la sécurité des agents, avec la mise en place d’un protocole sanitaire exigeant. Nous avons ensuite assuré l’entrée en classes des collégiens. Surtout, nous avons souhaité accompagner les communes qui ont effectué des dépenses très importantes pour l’accueil des enfants dans les écoles. Elles ont été obligées d’investir lourdement pour faire face au confinement puis au déconfinement. Nous n‘avons toutefois pas souhaité diminuer nos orientations budgétaires, notamment sur l’agriculture.

La commission permanente vient de se réunir : quelles évolutions pour l’élevage du Calvados ?

Une évolution qui poursuit ce que nous avons souhaité mettre en avant depuis plusieurs années. Il faut d’abord souligner que le département du Calvados est indemne d’IBR, ce qui nous permet de réaliser une économie de 100 000 euros. Cette enveloppe, nous l’avons transférée sur la lutte contre le BVD. Nous y travaillons depuis quatre ans, sur tout le département avec le GDS. Nous avons organisé plusieurs réunions pour présenter le plan d’éradication du BVD. Le ministère nous a suivis avec la loi de juillet 2019 qui oblige à dépister le BVD. Elle conforte le travail que nous avons réalisé en amont.
Cette année, le Département accroît l’accompagnement de la lutte contre le BVD. L’augmentation de 55 000 euros de la subvention au GDS couvrira les frais d’analyses de prophylaxie et du bouclage TST. Ils seront intégralement remboursés aux adhérents, sans augmentation de cotisation GDS, et ce grâce à
la collaboration entre le Département, le GDS, mais aussi LABEO, dans un soucis d’efficience du dispositif.

Le Calvados compte maintenant un tiers des cheptels en prophylaxie tuberculose, comment analysez-vous cette situation ?

Nous menons une surveillance accrue avec l’Etat et le GDS. Nous devons être très actifs et bien effectuer les prophylaxies. Pour le Département et les Départements voisins, la volonté de régler tous ensemble ce problème est forte. Notre accompagnement auprès des agriculteurs leur permet de ne pas supporter les coûts de cette prophylaxie. Nous n’avons en 2020 que deux nouveaux cas dans le Calvados mais l’un d’entre eux nous obligera malheureusement à étendre la zone de prophylaxie l’année prochaine.

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