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Marc Diab, Responsable technique et commercial du Lano (1) (Laboratoire Agronomique de Normandie)
1 500 euros dans votre fosse à lisier, pensez-y!

C'est le bon moment pour faire analyser vos lisiers. les explications du responsable technique du LANO.

Une fosse à lisier moyenne, c’est à ce jour une valeur financière de 1 500 e d’équivalent azote. Il faut donc se pencher sur la question dès maintenant car c’est le bon moment pour faire analyser la valeur agronomique de ses lisiers et fumiers. 
Une fosse à lisier moyenne, c’est à ce jour une valeur financière de 1 500 e d’équivalent azote. Il faut donc se pencher sur la question dès maintenant car c’est le bon moment pour faire analyser la valeur agronomique de ses lisiers et fumiers. 
© TG
Le Lano aujourd’hui, c’est quoi ?
C’est le Laboratoire Agronomique de Normandie créé par des agriculteurs au service des agriculteurs. Nous sommes une entreprise d’une dizaine de personnes qui réalise 30 000 analyses environ par an : 8 000 analyses de sols, 8 000 de fourrages, 7 000
de reliquats d’azote et 1 000 de fumiers et lisiers.

1 000 analyses de lisiers, c’est peu ?
C’est effectivement anormalement bas dans un contexte de pénurie d’engrais avec des prix qui s’emballent. Une fosse à lisier moyenne, c’est à ce jour une valeur financière d’au moins 1 500 e d’équivalent azote. Il faut donc se pencher sur la question dès maintenant car c’est le bon moment pour faire analyser la valeur agronomique de ses lisiers et fumiers. 

Mais tout cela a un prix ?
L’analyse n’est pas chère en soi mais elle s’inscrit dans une prestation globale. Pour un reliquat d’azote par exemple pour lequel il faut creuser à 90 cm, le coût du prélèvement, avec quad semi-automatisé, constitue l’opération la plus onéreuse. Nous cherchons d’ailleurs en permanence à comprimer les coûts au maximum.

Analyser c’est bien, mais ce qu’attend l’agriculteur, c’est un retour sur investissement ?
Pour ce qui concerne le reliquat azote ou l’analyse lisier, le calcul est simple. Il suffit de multiplier l’économie réalisée par un prix de marché.
Pour les analyses de fourrages, c’est un peu plus compliqué à appréhender mais les enjeux économiques sont conséquents. Les chiffres 2007 font apparaître 10 % d’écart de valeur alimentaire entre les maïs les plus riches et les maïs les plus pauvres. Au niveau du calcul de la ration et du coût de concentré final par litre de lait, ça change complètement la donne.

Votre activité est très saisonnière ?

C’est une difficulté que nous avons à gérer. Nos deux pointes de travail sont janvier/mars avec les reliquats et les fumiers et lisiers et septembre/décembre avec les ensilages et les terres. A contrario, nous subissons un creux violent au printemps mais nous assurons désormais l’analyse d’herbe. J’invite les éleveurs à franchir aussi ce cap dans quelques semaines.
Propos recueillis par Th. Guillemot
(1) Site AGORIAL
23, rue Auguste Grandin 50008 Saint-Lô cedex
Tél. 02 33 77 38 15
Fax. 02 33 77 38 17
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