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“100 kg gagnés sur les réformes”

Sonia et Emmanuel Bouet, naisseurs de Charolais à Sommervieu dans le Bessin, ne manqueraient pour rien au monde de participer au concours de la foire de Caen qui se déroulera cette année les 27 et 28 septembre. Les clients de leur table d’hôte sont prévenus à l’avance.

© AD

“Nous nous sommes installés en 2002 hors reprise familiale, sur 88 ha en reprenant 45 vaches allaitantes charolaises et 30 droits à prime, se remémore Emmanuel Bouet, naisseur avec sa femme Sonia, à Sommervieu dans le Bessin, à proximité de Bayeux.  Depuis, le couple s’est un  peu agrandi avec 103 ha de SAU pour 70 mères et 54 PMTVA. Les éleveurs sont doubles actifs, avec la gestion de cinq chambres d’hôte et d’une table d’hôte. Une activité dès le départ et aujourd’hui encore indispensable à l’équilibre économique de leur projet (voir encadré). 

Une révélation
Partis sur de mauvaises bases génétiques avec des problèmes de consanguinité dans le troupeau repris, les éleveurs ont réellement commencé à se piquer de génétique en 2006, avec le recours à l’insémination artificielle. Une révélation, “nous avons tout de suite vu la différence avec des gains spectaculaires, s’enthousiasme Sonia. Aujourd’hui encore, nous pratiquons l’insémination à 80 % avec un taureau de ferme en rattrapage dont nous nous passerions bien si cela était possible. Nos critères de sélection sont surtout la production laitière, le gabarit et la facilité de naissance. Nous travaillons un peu le gène sans cornes, et utilisons des semences sexées mâles sur les vaches les moins prometteuses pour produire et vendre des broutards”. “En treize ans, nous avons gagné 100 kg de poids de carcasse pour nos vaches de réforme, à aujourd’hui 470-480 kg”, complète Emmanuel Bouet. 

Deux à trois animaux
L’amélioration du troupeau s’est également faite par achat de quelques mères, avec deux lots de cinq broutardes auprès de Jean-Luc Costil. Puis un noyau de 15 vaches en Vendée en 2010.
En 2008, les éleveurs adhéraient à bovins croissance, s’inscrivaient  dans la foulée au syndicat charolais du Calvados, inscrivaient leurs premières vaches au Herd Book et ne tardèrent pas à prendre le virus du concours charolais à la foire de Caen. Cette année, les éleveurs doivent emmener deux à trois animaux. Ce sera leur cinquième participation. Trois jours d’implication qu’ils ne manqueraient pour rien au monde, et qui sont à peu près les seuls jours de congé que le couple s’accorde. Pas de service à la ferme ces jours-là. Les clients de la table d’hôte sont prévenus bien à l’avance. “Pour nous, c’est un grand moment de convivialité avec les éleveurs. Nous y faisons le plein d’idées et d’avis extérieurs sur nos animaux”, explique Emmanuel. 

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