Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Du jamais vu depuis plus de 20 ans
1500 producteurs de lait dans les rues de Saint-Lô

Du jamais vu depuis plus de 20 ans dans la Manche. La FDSEA et les JA ont réuni 1500 laitiers et 80 tracteurs pour le réveil du Préfet , mardi matin. Dans la foulée, la manifestation a bloqué la RN 174 sur les quatre voies. D'ores et déjà les leaders syndicaux promettent de bloquer ce jeudi de l'ascension toutes les accès aux grandes surfaces du département.

 

Pendant toute la semaine, la colère est montée. Découragement, écoeurement de producteurs auxquels on a demandé pendant des années de faire des efforts (mise en normes, certification des élevages, etc.) et qui aujourd’hui se retrouvent avec un prix au litre datant de 1980. 

 

Raz de marée

Mardi matin, c’est un véritable raz de marée agricole qui s’est abattu sur la ville préfecture. Au fil des minutes, place du quai à Tangue, les effectifs ont grossi jusqu’à atteindre le chiffre impressionnant de 1500 agriculteurs et 80 tracteurs, tous remorquant des bennes pleines de pneus, bois et autres déchets. Ils sont été rejoints dans la foulée par nombre de salariés d’OPA, dont ceux de la Maison de l’Agriculture. Celle-ci était d’ailleurs fermée pendant la matinée par solidarité avec le monde agricole. Le cortège s’est dirigé, vers 6 h, sur la Préfecture au son des effaroucheurs à étourneaux, des klaxons et des pétards.

 

Blocage de la 4 voies

Juché sur la passerelle d’une citerne d’Isigny Sainte-Mère, Pascal Férey (FDSEA) et Samuel Legoupil (JA) ont annoncé la couleur. “la crise qui nous frappe aujourd’hui est sans précédent. Outre les laitiers, les producteurs de porcs souffrent aussi. La lutte pour notre revenu va être sévère”. Ces discours ont aussi été l’occasion de dénoncer “ceux qui nous divisent en promettant un  prix du lait impossible. Nous leur avions demandé de venir, aucun n’a fait le déplacement à Saint-Lô”. Mais celui qui en a pris le plus pour son grade est sans aucun doute le groupe Bongrain, “il a un comportement de voyou”. Quant aux grandes surfaces, la FDSEA et les JA leur promettent un blocage sévère de leur accès, blocage qui a d’ailleurs commencé hier jeudi, jour de l’ascension. “Nous exigeons de la part des parlementaires une renégociation de la Loi de Modernisation de l’Économie (LME)”. Enfin les entreprises laitières ne sont pas oubliées, “pour le moment pas question d’ aller vider le lait qui nous appartient sur la chaussée. Rappelons qu’en Haute Loire, 300 millions de litres ne trouvent pas preneur c ar il n’y a plus aucune structure pour collecter”. Face à ces interventions, la directrice de cabinet du Préfet a promis de faire remonter les informations sur Paris. “.

Jets de bouteilles, pétards, aspersion de lisier, feu de pneus ont ponctué cette première partie de manifestation. Les 80 tracteurs sont repartis vers le rond-point du département pour bloquer la  RN 174 sur les quatre voies.

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Une bouteille de cidre par semaine éloigne la crise et sauve le verger
Il suffirait que chaque foyer normand achète une bouteille de cidre par semaine pour sauver la filière cidricole malmenée par la…
« C’est inadmissible que l’on n’arrive pas à être reçu par les ministres de l’Agriculture et des Finances »
Au moment où la filière vitivinicole cherche à négocier des aides avec le gouvernement pour sa survie, la filière cidricole…
Agneau du Gaec Le vent des marais
Un nouvel abattoir en vue ?
Fin 2018, l’abattoir de Beuvillers fermait définitivement ses portes. Un abattoir de plus qui, en stoppant son activité, a eu…
Accepter un peu d’inflation alimentaire
« Nous sommes des besogneux. On nous demande de la montée en gamme et du local avec de plus en plus de contraintes et nous…
Élodie et Baptiste Leclerc (50)
Témoignage d'Élodie et Baptiste Leclerc, éleveurs de veaux à Le Mesnilbus (50)
Élodie et Baptiste Leclerc élèvent des veaux à Le Mesnilbus (50) en intégration chez Denkavit. Âgés tous les deux de 31 ans, ils…
En attendant les JO, Éric Delaunay tire les corvidés
Dans le département, la pression corvidés se fait sentir. Pour y remédier, le tir est autorisé, même en période de confinement. À…
Publicité