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20 ans de travail avec un robot de traite

Il était l'un des premiers de France à croire dans le robot de traite Lely. Aujourd'hui, le Gaec de Lictot a troqué son vieux robot pour la nouvelle génération. Il le présente au cours d'une journée porte ouverte jeudi 14 décembre.

Voilà vingt ans qu'il travaille avec un robot de traite. Le Gaec de Lictot a cru en cette innovation dès 1997. Il était alors le premier de Normandie à en posséder un, le 4e en France. « Quand nous l'avons installé, on nous regardé un peu comme des personnes étranges. Des rumeurs folles ont circulé...» Mais Arnaud Brasil n'a jamais regretté. Aujourd'hui, il ne peut imaginer travailler sans cette aide précieuse. Il faut dire que l'homme est un peu un précurseur. Son bâtiment, construit, lui aussi, lors de son installation dans la ferme familiale en 1996, est très clair, avec des logettes pour ses 65 vaches de race Prim'Holstein, un bâtiment d'aujourd'hui en quelque sorte. « Nous avions visité des fermes dans la Manche et certaines avaient déjà cet agencement avec les logettes... mais c'est vrai que dans le Calvados, à l'époque ce n'était pas très commun », avoue Arnaud. Aujourd'hui, un tapis a été ajouté dans chaque logette. Et, après deux décennies de services et des milliers de traites, la première génération de robot Lely a été remplacée. Le Gaec de Lectot compte aujourd'hui sur le Robot Lely Astronaut A4. « Il y a beaucoup plus d'options et de paramètres », compare Arnaud. « Le premier faisait la traite évidemment, comptait le litrage et mesurait la conductivité plus ou moins précisément. Cette nouvelle génération de robot calcule de nombreux paramètres qui aident énormément : le poids des vaches, le taux de TB (taux butyreux) et TP (taux protéique), mais aussi effectue un comptage cellulaire, un atout très important pour la prévention des mammites. » Autre facteur qui a poussé le Gaec à investir dans une nouvelle machine : le changement de morphologie des vaches. « Les bêtes ont grandi et le bras avait parfois du mal à aller chercher la mamelle. » Et si les vaches ont eu du mal à s'habituer à cette nouvelle machine, « il a fallu les pousser pendant la première semaine, la machine devait être trop brillante », sourit Arnaud, l'agriculteur, lui, s'y est vite fait. Il salue le changement. « La machine était déjà reliée à l'ordinateur et au logiciel T4C mais il y avait moins de données à regarder. Tous les matins, je passe une dizaine de minutes à contrôler le troupeau. Tous ces paramètres montrent la bonne santé des vaches ou celles au contraire qu'il faut surveiller car la température du lait est par exemple élevée, ou son taux de cellule est anormalement haut... » Autre évolution, chaque vache s'est vu offrir un collier. Il contrôle ainsi la rumination de chacune et son activité afin de contrôler les chaleurs. Encore une facilité pour le quotidien de l'éleveur. Le Gaec de Lictot est une ferme connectée.
Et après une première porte ouverte lors de l'installation du premier robot, « où il y avait plus de 600 personnes, et beaucoup de curieux », le Gaec ouvrira une nouvelle fois ses barrières pour présenter ses installations et les performances de la nouvelle machine. Alors rendez-vous le jeudi 14 décembre.

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