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200 cv tirent les coûts vers le bas

Les fermes céréalières partagent aussi leur tracteur. Dans la plaine de Caen, la CUMA de Sassy vient de recevoir son nouveau Fendt 720 de 200 chevaux. Afin de bien cerner leurs besoins, les agriculteurs ont réalisé un diagnostic Mecaflash. Ils ont ainsi adapté leur stratégie d’achat et choisi les options pertinentes. Leur nouveau Fendt est, par exemple, équipé d’un système de télégonflage

© VM

Jeudi dernier, le Fendt de 200 chevaux était encore stationné dans la cour des Établissements Maillard. Cependant, l’engin affiche déjà fièrement ses racines. Un autocollant « je suis en CUMA » trône fièrement sur le capot. C’est le premier tracteur de cette CUMA de plaine. Le groupe s’est constitué autour d’un noyau dur de 5 agriculteurs. Trois autres utiliseront également l’engin pour des besoins plus ponctuels, comme du déchaumage à la moisson.

Soulager leurs tracteurs de tête
Plusieurs facteurs ont motivé cet investissement commun. Chez Vincent Barbot, le tracteur de tête commence à avoir des heures. « Mais, je voudrais bien le préserver, car j’en suis satisfait. Je gagne aussi en puissance puisque je ne dispose que d’un 170 cv sur mon exploitation ». À Falaise, Stéphan Brehon rencontre lui des soucis de coûts d’entretien sur des machines pourtant récentes. « Quand on a des soucis, la CUMA permet de les supporter à plusieurs. Donc, je réduis mes risques. Et nous sommes plus forts ensemble lorsqu’il s’agit de négocier autour de pannes qui ne devraient pas exister avec un tracteur récent ». Actuellement, aucun d’eux n’a supprimé de tracteur sur leurs fermes respectives. « Il s’agit cependant d’une réflexion à moyen terme. Si ce groupe fonctionne bien, nous pourrons aller plus loin et acquérir un second en CUMA. Dans un premier temps, nous pourrons repousser au maximum l’échéance des renouvellements sur nos exploitations », souligne Rodoplhe Lormelet, installé à Epaney.
Partager la traction en plaine n’est pas encore répandu. Pour y parvenir, le groupe a longuement anticipé l’achat. Les mois de juillet-août-septembre-octobre s’annoncent déjà chargé. Afin d’identifier les besoins, les agriculteurs ont mené un diagnostic Mecaflash. Ensuite, le règlement intérieur a été défini grâce à la formation Dynacuma. Le tracteur n’est donc disponible que deux jours au maximum. Une troisième journée est possible si l’outil est disponible.

200 Cv : 22 €/h
Le Fendt devrait travailler 1000 heures par an. Avec ce volume suffisant, la CUMA de Sassy n’est pas passée par la case location. Les agriculteurs ont également saisi l’opportunité offerte par les aides du Conseil régional. Ils ont, en effet, bénéficié de 40 % d’aide. Ce modèle de 200 cv est donc facturé 22 €/heure. Ce tarif ne bougera pas lors des cinq prochaines années.  Un contrat de maintenance a été souscrit dans le but d’éviter toute mauvaise surprise. « Si nous dépassons notre volume d’heures, nous nous poserons alors  la question d’un second tracteur en location ».

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