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Romaric Anquetil (50)
“2015 ? Deux challenges à relever”

Romaric Anquetil, responsable de la section lait JA 50, réfléchit déjà à sa future organisation. Outre l’arrêt des quotas, il devra gérer la cession d’activité de ses deux associés.

© ec

Installé en 2011 à Saint-Jean des Champs, non loin de Granville, Romaric Anquetil travaillera en GAEC avec ses parents jusqu’en 2015. “Ils partent à la retraite l’année où les quotas disparaissent. J’aurais donc un double challenge à relever : trouver une solution de remplacement en main d’œuvre et produire plus”. Sur cette future hausse de production, Romaric Anquetil reste prudent, “je vais m’accommoder de l’arrêt des quotas et augmenter ma production comme mon entreprise le propose. Reste que des limites naturelles s’imposeront : normes environnementales, notamment les plans d’épandage”. Le lait, Romaric y croit plus que jamais. “C’est la pierre angulaire de l’exploitation. Pour pallier au départ en retraite de mes parents, j’étudie actuellement toutes les pistes : robot, main d’œuvre salariée, associés ou encore un éventuel arrêt de l’atelier taurillons”.

Jouer la performance
En tant que responsable lait JA Manche, notre éleveur estime que la disparition des quotas va permettre aux jeunes déjà installés ou voulant s’installer de se spécialiser au maximum dans le lait. “Il faudra cependant être très performant techniquement. Durant des années, cette production a été un accompagnateur social fort. Nous sommes sortis de ce système. Avoir des vaches, c’est une activité économique pointue où chaque erreur se paie, parfois très cher. Point capital, avoir des données et des informations sur son troupeau permettant de la réactivité, autrement dit avoir une veille permanente sur son cheptel, tant sur les animaux en production que les génisses”.

Garder nos spécificités
La session nationale lait des Jeunes Agriculteurs, se déroulant à Vire, la semaine prochaine, Romaric Anquetil y assistera bien évidemment. “Sans doute la dernière avant la fin des quotas. Pour nous, les jeunes, l’important est de garder les conférences de bassins laitiers (regroupant les représentants de l’État et toute la filière du producteur au consommateur)”. Une soixantaine de JA seront force de proposition à Vire. “L’objectif est de phosphorer et surtout de montrer que les jeunes ont besoin de lisibilité. N’oublions pas que notre objectif premier, en tant que syndicat agricole, c’est de favoriser l’installation, d’où l’intérêt de garder des mécanismes incitatifs en la matière. Un exemple, puisque les références disparaissent, et donc les acquis des JA de Normandie un seuil minimal pour tous ceux qui s’installent est nécessaire”. Autre question, “comment différencier les installations aidées de ceux qui ne le seront pas par rapport aux anciennes attributions ? En Normandie, le travail des JA, voici quatre ans, a permis d’obtenir en DJA jusqu’à 90 000 litres supplémentaires sans reprise de foncier”.

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