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Prim’Holstein
25 000 € pour GAH Houston

L’Orne est entré dans la cour des grands départements d’élevage depuis quelques années. Pour preuve, son association vient de réaliser les deux meilleures ventes aux enchères publiques françaises.

© EC

Superbe vente que celle organisée la semaine dernière, dans le cadre de l’assemblée générale Prim’Holstein de l’Orne, se déroulant au GAEC des Grilles (Mahéru). 13 génisses exceptionnelles sont parties à une moyenne de 7 515 €. Les quelques 400 personnes présentes, venant de régions aussi diverses que la Bretagne, les Pays de la Loire et bien sûr la Basse-Normandie, ne s’y sont pas trompées en arrivant très tôt pour cette manifestation. Les acheteurs internationaux, eux aussi, se sont déplacés. Ils n’ont pas hésité à sortir leur chéquier pour acquérir des sujets plutôt prometteurs, pile dans les standards de la race au niveau des aplombs, mamelles ou de la morphologie.

Direction la Hollande
Le Top prix, 25 000 €, revient  donc à GAH Houston. Vendue au choix avec sa pleine sœur par le GAEC Auguste d’Eure-et-Loir, elle a été adjugée à Alta Genetics (Pays-Bas). L’avant-dernier
enchérisseur sur ce lot était
l’Élevage Al.Be.Ro (M. Rossetti)
d’Italie.
Le second plus haut prix, 23 000 €, a été obtenu par Héritière G. Unique fille de Mogul sur une Planet TB-87 sur la célèbre Airway EX-94. Elle va rejoindre la station de Genes Diffusion (59). L’avant-dernier enchérisseur étant le GAEC Auguste. Ces deux génisses sont les animaux “made in France” les plus chères de l’histoire de la race Prim’Holstein pour une vente aux enchères publiques sur le territoire national.
Le troisième plus haut prix a été obtenu par “Helie”, à 6.800 €. Cette Zelgadis, porteuse du facteur rouge et remarquable pour ses index génomique et morphologique, était proposée par l’élevage Claudine Hallouin du Loir-et-Cher. Elle a été achetée par l’EARL des Fromenteries (Loiret), l’avant-dernier enchérisseur étant le GAEC des Grilles. Les autres génisses proposées ont fait certes moins en terme de prix, mais elles ont su satisfaire des acheteurs à la recherche de bonne génétique. Deux vaches étaient aussi proposées. “Frivolle G”, appartenant au GAEC des Grilles a été vendue 6 000 € au GAEC de l’Ouche Ronde (44). “Flower Red” (SCEA Bérard des Aulnays), elle, est partie pour 2 200 € au GAEC de la Forge au Pas (50). Sur les quatre lots d’embryons aussi proposés, seuls deux ont été vendus pour 800 €.

115 d’ISU départemental
Lors de la courte assemblée générale, se déroulant sur place, Gérard Verhalle, président de la structure, a résumé une année dense pour les éleveurs avec des voyages d’étude, notamment en Haute-Marne et bien sûr les concours (Paris, Caumont l’Éventé, SPACE, concours départemental d’Alençon). Un changement, celui de l’animatrice. Clémentine Baloche remplace désormais Béatrice Charruau, partie au Contrôle Laitier 61. Par ailleurs, face à la demande, un second technicien PH France sur le département a été embauché. “Nous avons un bon taux de pénétration avec 37,4 %, ce qui nous place dans les bons départements français” précise les dirigeants de PH 61. Satisfecit, le contrôle de performance a enregistré 500 PH de plus sur 2012 ; logique, l’ISU moyen départemental atteint 115 avec un bon INEL en production ; idem pour l’index lait compensé d’ailleurs par de bons taux. En morphologie, le troupeau ornais baisse un peu mais reste dans la moyenne nationale. “Notre point le plus faible ? Les membres. Il nous faut travailler sur ce point, autrement dit se battre avec les pattes”. Côté fertilité, même tendance avec une note à - 0,13. “Il nous faut accentuer la sélection sur ces deux points par rapport aux fonctionnels”. Dernier point, et non des moindres, l’Orne possède deux élevages dans les cent meilleurs français, l’un d’eux figure même parmi les dix premiers. Voilà qui devrait inciter le Conseil général à octroyer un peu plus de finances à une association dont la vitalité et la motivation étonne encore et toujours.

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