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Crédit Agricole Normandie
393 Me de crédit à l’agriculture

Avec un produit net bancaire (chiffre d’affaires) de 400 M€ et 88,3 M€ de résultat net, le Crédit Agricole Normandie affiche une bonne santé. La banque retrouve son niveau d’avant crise.

Daniel Epron et Nicole Gourmelon. Interrogé sur la campagne de communication de FNE (France Nature Environnement), le président du Crédit Agricole Normandie l’a clairement qualifiée de “déplorable et lamentable. J’ai interpellé immédiatement nos instances nationales pour connaître la nature du partenariat existant entre le Crédit Agricole et FNE”.
Daniel Epron et Nicole Gourmelon. Interrogé sur la campagne de communication de FNE (France Nature Environnement), le président du Crédit Agricole Normandie l’a clairement qualifiée de “déplorable et lamentable. J’ai interpellé immédiatement nos instances nationales pour connaître la nature du partenariat existant entre le Crédit Agricole et FNE”.
© DR

Des capitaux propres de près d’1,5 MrdE en augmentation de 5,6%. Un ratio de solvabilité de 11,55 % bien au-delà de l’exigence réglementaire établie à 8%. Des risques maîtrisés et un taux de créances douteuses de seulement 2%. Le Crédit Agricole affiche ses bons chiffres.

Une banque de territoire
Mais pour Daniel Epron, son président, “ce qui compte plus que le résultat lui-même, c’est ce que nous en faisons. 90% est conservé sur notre territoire, de par notre statut coopératif. Nous croyons en la région et en son avenir. Pour preuve, notre implantation qui met à disposition de nos clients plus de 1000 points de retrait d’argent en Basse-Normandie ou encore nos investissements qui atteignent 60 ME depuis 2007”.
Sur le plan agricole, la banque a octroyé 393 ME de crédits avec deux nouvelles offres : le crédit-bail (Agilor) et la conversion à l’agriculture biologique. Notons enfin que, dans le cadre du plan gouvernemental de soutien à l’agriculture, 1 700 dossiers de prêts de reconstitution de fonds de roulement pour 37 ME et 2 000 dossiers de prise en charge d’intérêts pour 3,8 ME ont été réalisés en 6 mois.

Un nouveau projet au niveau national
Par ailleurs, les choses bougent au niveau national. “Nous voulons devenir la première banque universelle de proximité en France et en Europe”, a déclaré Bertrand Corbeau, le directeur de la Fédération nationale de crédit agricole (FNCA) en présentant la mise en œuvre dans les caisses régionales du nouveau projet de groupe pour les dix ans qui viennent. Le projet vise à établir de nouvelles relations avec les clients. Ce qui passe par des préconisations en matière de management du personnel, de promotion d’une offre commerciale, voir d’un aménagement des agences. Des tests sont d’ailleurs menés en ce sens par certaines caisses. Mais surtout, le projet insiste sur la nécessité d’offrir à la clientèle  tous les services que le Crédit agricole est en mesure de proposer : les services bancaires comme les assurances. “Actuellement coexistent au sein du groupe les activités de banque de proximité, des métiers spécialisés, de l’assurance, sans qu’il y ait toujours de stratégies communes. Nous voulons faire cet assemblage commercial et apporter l’ensemble des expertises à l’ensemble des clientèles”, indique Philippe Brassac, le secrétaire général de la FNCA. “Tout en respectant la décentralisation et l’autonomie des Caisses” ajoute-t-il aussitôt.  Cette nouvelle stratégie va se mettre progressivement en place. Encore faut-il la faire connaître. Sur le thème “impossible n’est pas français” une nouvelle campagne de communication est programmée sur TF1  à partir du 4 avril.
Le Crédit agricole entend ainsi conforter sa position de leader sur le marché français. Les Caisses ont ouvert 200 000 comptes en 2010, portant le nombre de clients à plus de 21 millions. Son taux de pénétration tous marchés confondus (particuliers, agriculteurs, entreprises, professionnels) est de 29,3 %. Il a progressé de 1,5 point en 2010.

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