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40 années au service du développement de l’agriculture locale

Créée par Jacques Vantomme en avril 1977, la Sarl EDT Vantomme vous ouvre ses portes demain vendredi de 10 h à 17 h pour fêter 40 années au service de l’agriculture locale.

«Si tu veux te mettre à ton compte, il te faut une automotrice». Jacques Vantomme a écouté, en 1977, les conseils de son patron de l’époque, Eugène Cotentin (entrepreneur de travaux agricoles à Lozon), avant de monter sa propre entreprise. C’est ainsi qu’il investit dans une ensileuse New-Holland 1880-3 rangs d’occasion. «Peut-être aux alentours de 15 MF anciens», tente-t-il de se remémorer (Ndrl : 23000 € environ de nos jours). Une prise de risque financier calculée mais une révolution dans l’offre de prestations, son patron n’a toujours eu que des traînées. Même avec seulement 150 ha de maïs, les débuts sont encourageants et l’avenir va donner raison à Jacques «l’ensileur automotorisé.»

Jacques l’ensileur automotorisé
Quarante ans plus tard et alors que les largeurs de coupe ont été multipliées par 4, ce sont 1 500 ha environ de maïs qui passent chaque automne dans les goulottes des machines de l’ETA Vantomme.
Une histoire de machines mais aussi d’hommes. Francis et Charly, saisonniers à la fin des années 70, ont été embauchés en CDI (Contrat à Durée Indéterminée) en 1982 et 1983. Ils ne font pas partie des meubles mais sont toujours fidèles au poste. La fidélité des clients passe peut-être aussi pas la capacité de l’entreprise à fidéliser ses meilleurs éléments ?
Les deux cogérants, Elodie Dorléans (la fille de Jacques) et Jérôme Sauvegrain (ex-salarié) qui ont repris en 2012 la partie agricole de l’entreprise familiale, le confirment. «Nous travaillons dans un rayon de 25 km autour de Feugères et les clients nous ont suivis après le départ de Jacques. Même si nous subissons chaque année quelques départs à la retraite, la confiance est établie».

Confiance établie
Confiance établie également avec le banquier. «Même si l’entreprise n’a pas changé de nom, il a fallu faire ses preuves». Preuves qui l’amènent à renouveler aujourd’hui son parc matériel avec plus de facilités. Sous le hangar de stockage flambant neuf, 3 ensileuses, 2 moissonneuses-batteuses, 6 tracteurs avec tout ce qui va derrière: de l’épandeur à chaux en passant par le combiné de semis, la charrue 6 corps, l’autochargeuse...
Pas de folie cependant. L’EDT Vantomme, pour écraser ses coûts, partage du matériel avec des homologues de l’Orne et même du Maine-et-Loire. Elle réalise de l’entraide avec une cousine mayennaise.  «Les saisons ici sont très courtes. Il faut optimiser l’utilisation du matériel», font remarquer Elodie et Jérôme. Elle travaille même en prestation de services pour le réseau CUMA. Preuve en est, si besoin, qu’il n’y a pas de réponse unique à la maîtrise des charges de mécanisation dans les exploitations. La disponibilité en main-d’œuvre est le pendant de la mécanisation. Avec 4 chauffeurs, 1 apprenti, 1 stagiaire, 2 CDI en temps partiel pour le ramassage des ordures ménagères, nos deux cogérants se sentent bien armés pour répondre aux exigences d’une clientèle de plus en plus pointue. Alors allez les rencontrer.

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