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Jeunes veaux sous la mère
5 ans à plus de 1 100g/j de GMQ au pâturage

Voilà 5 ans que la ferme de l’Unog à Bosc Bérenger (76) s’est penchée sur les croissances à l’herbe des jeunes veaux sous la mère suite à une intensification du chargement sur son parcellaire et à une récolte de fourrages plus importante.

L’expérience a été menée sur un îlot de 24,76 ha, divisé en 6 parcelles sur lesquelles pâture un lot de vaches avec veaux femelles.
Mathieu Bobineau, responsable de la ferme de l’Unog, connaît bien le principe du pâturage tournant : faire tourner le troupeau successivement sur les parcelles, en fonction des hauteurs d’herbe : hauteur d’entrée dans la parcelle de 10 à 12 cm et hauteur de sortie de 5 cm (hauteur minimale pour une bonne repousse, pour ne pas être dépassé par la repousse et éviter les refus). A l’aide d’un herbomètre, Mathieu suit donc régulièrement ses hauteurs d’herbe. Avec ces données, il calcule le stock d’herbe disponible : c’est la quantité d’herbe disponible pour les animaux au dessus du seuil des 5 cm. En analysant ses résultats, il a pu récolter à temps les excédents d’herbe pour l’hiver, sans risquer la pénurie pour les vaches. Les résultats sur les cinq années de suivi sont particulièrement intéressants.
En 2005, les veaux étaient complémentés avec un mélange de pulpes de betteraves et de luzerne, à raison de 2,5 kg pendant les 60 jours d’été. La croissance obtenue était alors de 1 199 g/j de GMQ (gain moyen quotidien).

En 2006, le pâturage tournant a été mis en place et 2 parcelles ont été réservées à la fauche. Le chargement a été intensifié sur les parcelles de pâture (33 ares/UGB en 2006 contre 49 en 2005). Le niveau de fertilisation ayant été maintenu, avec un chargement intensifié et une rotation plus rapide, les veaux ont pu réaliser 1 160 g/j de GMQ, sans complémentation.
Depuis 2006, il a été convenu de maintenir le cap tout en maintenant une petite marge de sécurité. Ainsi, le chargement a été fixé à
35 ares/UGB et la fauche varie de 10 à 18 ha selon les années.
La complémentation des veaux a été totalement supprimée et les croissances moyennes obtenues sur les veaux avoisinent les 1 150 g/jour, avec une fertilisation minérale généralement inférieure à 100 uN. Faire de la croissance à l’herbe, c’est donc possible, à condition de bien respecter les principes de fonctionnement du pâturage tournant et de l’observation de la pousse de l’herbe. Au final, l’exploitation a réduit ses charges et sa dépendance en maïs ensilage, et donc en protéines. Par ailleurs, le travail de complémentation a été transféré vers du travail d’observation de la pousse de l’herbe. Dans la pratique, la qualité de l’herbe a changé. Les refus sont moins importants qu’en 2005, l’implantation est plus homogène et les résultats technico-économiques supérieurs.

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