Aller au contenu principal

647 veaux, 700 000 euros investis au Gaec des Rocs

Le Gaec des Rocs, installé à Le Mesnilbus, a ouvert les portes de ses ateliers veaux le 15 mars, avec le concours de l’intégrateur, Denkavit, et les fournisseurs de matériel. A la clé, de nombreux visiteurs. Et pour les éleveurs, l’occasion d’expliquer leur travail au quotidien, et leur intérêt pour le bien-être animal.

© SB

En avril 2018, les premiers coups de pelle étaient donnés au Gaec des Rocs, géré par Elodie et Baptiste Leclerc. Et pour cause, un nouveau bâtiment de 1 350 m2 allait sortir de terre quelques mois après, dans l’objectif d’agrandir l’atelier veau, la production exclusive du Gaec. Elodie Leclerc, installée depuis quatre ans, avait repris l’exploitation de Gérard Lamy et son épouse après un contrat de parrainage. A ce moment-là, l’élevage n’était que de 199 veaux. Le projet était de s’installer avec son mari, Baptiste, qui est venu la rejoindre l’année dernière, après 12 ans passés comme salarié agricole dans une Cuma.

5 et 7 veaux par parc
Depuis le début janvier, 448 veaux supplémentaires sont répartis dans quatre couloirs du bâtiment neuf, composé de parcs de sept veaux. Ils sont par 5 dans l’ancien bâtiment depuis le 26 décembre. « C’est un bâtiment plus lumineux, avec des allées plus larges. C’est spacieux », souligne le couple d’éleveurs. L’ancien bâtiment datant de 2000 a connu quelques modifications à l’installation de
Elodie, notamment l’automatisation de la ration, dans l’objectif d’améliorer les conditions de travail.

647 veaux
Aujourd’hui, les deux bâtiments sont gérés de la même manière permettant de procéder à un vide sanitaire d’un mois dans les deux bâtiments en même temps. Une facilité pour faire le nettoyage « Les veaux arrivent à 15 jours et restent 161 jours », explique Baptiste Leclerc, avec un poids à la sortie avoisinant les 145 kg. « Et les 647 veaux sortent en 15 jours », souligne l’éleveur. « Les deux premières semaines demandent de l’attention », avance Elodie, qui a l’œil sur l’ensemble de ses animaux. Un œil d’éleveur nécessaire pour observer les veaux et donner l’alerte en cas de problème. « Cela demande beaucoup d’observations. Dès que les veaux ont les oreilles ou la tête baissée, il faut être vigilant », ajoute-t-elle, pour qui les antibiotiques ne sont pas automatiques. Ce n’est pas qu’un slogan. « Nous avons un protocole de soin. On intervient uniquement s’ils sont malades », assure l’éleveuse. 

Pas dans l’inconnu
Denkavit fournit les aliments mais
assure aussi un suivi technique. A raison d’une voire deux fois par
semaine au départ, le technicien passe dans l’élevage. « Il ne nous lâche pas dans l’inconnu », souligne Elodie.  Au départ, les veaux sont en case individuelle afin de bien maîtriser l’alimentation. Et au bout de trois semaines, les barrières sont enlevées pour former des parcs de 5 veaux dans l’ancien bâtiment, et de 7 veaux dans le bâtiment neuf. Et au fil de leur croissance, les lots sont harmonisés.
A environ trois mois et demi, les éleveurs procèdent également à la tonte des veaux pour éviter la transpiration et par conséquent les maladies. 

Des débouchés assurés
Elodie et Baptiste Leclerc sont épaulés par un salarié à temps partiel. Et un week-end sur trois, ils font appel à un agent de remplacement pour se dégager du temps, et partager des moments avec leurs trois enfants. 
Désormais, c’est un investissement qui est sur les rails. L’intégration reste un bon compromis pour le couple. « Cela nous assure un débouché. Nous savons que les veaux ne nous restent pas sur les bras, deux ou trois semaines de plus », confie l’éleveuse.

Au total, ce sont 700 000 euros qui ont été investis, comprenant les bâtiments, silos, parcs, distributeur de lait, acheminement d’aliments, production d’eau chaude, stockage de lisier… Un montant financé à hauteur de 71 % par le couple (apport personnel et emprunt). Le reste provient du PCAE (18 %), Denkavit (10 %) et du Conseil départemental (1 %).  Aujourd’hui,
Elodie et Baptiste Leclerc sont un couple d’éleveurs passionnés, pour qui la viande de veau a des qualités. Ils sont les premiers à en faire la promotion. 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Contrairement à la FCO, il n'existe pas encore de vaccin contre le Shamonda Europe.
Le nouveau virus détecté sur des bovins dans la Manche et le Calvados
Un premier foyer de Shamonda Europe a été constaté dans un élevage du centre de la Manche, sur trois vaches. Cette nouvelle…
Dans le maïs, Jean-François Osmond explique au préfet de la Manche Marc Chappuis les dégâts subis par la culture en raison de la sécheresse et de la canicule.
Sécheresse : l'alerte rouge s'étend dans la Manche
Jour après jour, la ressource en eau devient un peu plus précieuse. Le préfet de la Manche, Marc Chappuis a pris de nouvelles…
Après une année 2025 exceptionnelle pour la pomme à cidre, l'année de retour de production est pénalisée.
Le ramassage des pommes envisagé dès le 15 août en Normandie
Fruits qui tombent, fruits brûlés, fruits secs... les fortes chaleurs bousculent aussi les pommiers pourtant pourvus de profondes…
Les bouteilles du Pastis du verger s'alignent dans la boutique de la micro-distillerie, près de Caen. On y trouve aussi gin, vodka, cold brew, limoncello.
Le meilleur pastis du monde pris dans un embouteillage
La micro-distillerie C'est Nous trace son bonhomme de chemin depuis dix ans. Pour franchir la marche suivante, la Région…
Cette année, les Jeunes Agriculteurs de Messei accueillent la Fête de la terre, le week-end des 29 et 30 août à Saires-la-Verrerie, à 8 km de Flers.
Le programme de la Fête de la terre près de Flers
La 48e Fête de la terre se tiendra le week-end des 29 et 30 août à Saires-la-Verrerie, à 8 km de Flers. À cette…
Au concours d'arrondissement d'Avranches le 8 juillet, Nicolas Avenel remporte le championnat mâle et femelle ainsi que le prix d'ensemble. Il est suivi de près par Olivier Lejamtel de Le Mesnil-Ozenne. Les deux hommes ont la même passion. D'ailleurs, le bélier présenté l'année dernière au Salon de l'agriculture à Paris par Nicolas Avenel est devenu champion. Il provenait de l'élevage de son collègue.
200 animaux attendus pour fêter les 200 ans du Comice agricole de Brécey - Saint-Pois
L'année 2025 aurait dû marquer les 100 ans de la race Cotentine au comice agricole de Brécey-Saint-Pois. Ce sera le cas en 2026…
Publicité