Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Installation
7 minutes pour convaincre un cédant

Top chrono. Dans un court laps de temps, des jeunes en mal d’installation ont du argumenter auprès de futurs retraités lors de l’Instal’dating.

© EC

Vouloir “leur” ferme ? Ils sont de plus en plus nombreux à y réfléchir. La frange hors cadre familial augmente. Les champs, les vaches ou encore les légumes font rêver toute une génération en mal de repères. La semaine dernière, à Baudre, petite commune du St-Lois, la Chambre d’agriculture, les Jeunes Agriculteurs et l’ADASEA organisaient leur premier “Instal’dating”. En final, 35 jeunes ont mis en relief leur motivation face à 9 cédants.

Forme sociétaire, une force
Installer encore et toujours s’apparente à un leimotiv de la part des OPA manchoises. En premier lieu les JA. Ils savent que leur fond de commerce est là. Pour le moment, malgré une baisse sur le bilan 2010 due à la crise laitière 2009, ils ont, avec la Chambre d’agriculture et l’appui de
l’ADASEA, réussi à susciter 160 vocations en DJA. L’instal’dating de Baudre est par contre un tournant. En concentrant l’espace d’une matinée, table ronde et rencontres avec des structures aussi diverses que les CUMA, Manche Terroir, les centres de gestion ou les banques, le pôle installation a voulu marquer 2013 d’une pierre blanche. “C’est clair, il y a des fermes à céder, souligne Jean-François Bouillon, président des JA, de l’autre côté, des jeunes veulent les reprendre ; certains en individuel”. Ils ne doutent de rien ces petits jeunes, prêts à dévorer le monde. “Notre but, lors de cette matinée, a été de leur faire comprendre que
l’installation sociétaire était une force : moins d’investissements, meilleure répartition du travail. Bref, un bon socle pour se lancer dans une production”.
Matinée donc porteuse où chacun est reparti plein d’espoir, notamment les futurs installés. Reste que sur le terrain les chiffres fournis par les Chambres d’agriculture de Normandie sont implacables : sur 2011, 1 070 candidats étaient en recherche de structures et seul 198 exploitations étaient à transmettre. Dernier point, la production laitière est toujours reine en la matière.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Une bouteille de cidre par semaine éloigne la crise et sauve le verger
Il suffirait que chaque foyer normand achète une bouteille de cidre par semaine pour sauver la filière cidricole malmenée par la…
« C’est inadmissible que l’on n’arrive pas à être reçu par les ministres de l’Agriculture et des Finances »
Au moment où la filière vitivinicole cherche à négocier des aides avec le gouvernement pour sa survie, la filière cidricole…
Accepter un peu d’inflation alimentaire
« Nous sommes des besogneux. On nous demande de la montée en gamme et du local avec de plus en plus de contraintes et nous…
Agneau du Gaec Le vent des marais
Un nouvel abattoir en vue ?
Fin 2018, l’abattoir de Beuvillers fermait définitivement ses portes. Un abattoir de plus qui, en stoppant son activité, a eu…
Ludovic Blin Président de la section laitière régionale de la FRSEA Normandie “ Et maintenant ? ”
A l’heure où le déconfinement s’organise progressivement sur le territoire français, le secteur laitier dresse un premier bilan…
En attendant les JO, Éric Delaunay tire les corvidés
Dans le département, la pression corvidés se fait sentir. Pour y remédier, le tir est autorisé, même en période de confinement. À…
Publicité