Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Abattoirs AIM, grosses difficultés

L'inquiétude règne sur l'avenir des abattoirs industriels de la Manche (AIM), après la tenue d'un comité central d'entreprise. Le site de Sainte-Cécile, non loin de Villedieu-les-Poêles, le plus gros du groupe, emploie 373 salariés et sort 380 000 porcs charcutiers par an.

380 000 porcs sont abattus chaque année sur le site de Ste-Cécile (Manche). Les AIM ont été créés en 1956.
380 000 porcs sont abattus chaque année sur le site de Ste-Cécile (Manche). Les AIM ont été créés en 1956.
© ec

L'annonce a été pour le moins brutale, mardi 23 novembre. Les salaires des employés d'AIM (Ste-Cécile, Vire, Antrain), dont les actionnaires majoritaires sont les coopérateurs de CAP 50, ne seraient versés qu'en partie sur décembre.  Depuis quelques années, ce groupe a des problèmes de trésorerie récurrents. En 2013, la Région et le conseil général ont mis la main au portefeuille sous forme d'avance remboursable. A cette époque, même Bernard Cazeneuve, alors ministre du budget, intervient pour accélérer la mise en place d'une SEM (Société d'Économie Mixte).  Structure qui rachète dans la foulée les actifs immobiliers du groupe. Dans le même temps, les abattoirs bretons, spécialisés dans l'abattage du porc et sa transformation, sont aussi touchés par la concurrence allemande ou belge.


Jean-François Le Grand, président du conseil général de la Manche, joint par téléphone mardi après-midi, indiquait, " rien n'est perdu pour les AIM. Avec le conseil régional,nous avons une solution en vue". Un communiqué de la préfecture de la Manche annonçait de son côté, "Les causes de ces difficultés sont identifiées depuis plusieurs mois, et ce sont les atouts d'AIM qui ont conduit l'ensemble des acteurs territoriaux à se mobiliser pour accompagner le repositionnement de l'entreprise.L'outil d'abattage AIM adossé à une filière porcine de haute qualité et d'avenir, a toute sa pertinence et nous y croyons (ndlr : État, conseil général, conseil régional). Grâce à l'implication et à l'investissement des salariés, celui-ci a su rester performant".


Globalement, la plus grosse difficulté, accéléré dernièrement par l'embargo russe, vient d'un manque de valorisation des carcasses induisant un manque de trésorerie. Le dépôt de bilan, lui, semble inéluctable. Il permettrait de repartir sur de nouvelles bases en janvier prochain.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Fermer les abattoirs, c’est tuer les éleveurs
Dimanche 7 juin 2020, le préfet de la Manche a pris la décision de fermer le dernier abattoir de la Manche, à Saint-Hilaire-du-…
MOISSON ORGE
Les orges ouvrent le bal des batteuses
Dès le milieu de la semaine dernière, les batteuses ont ouvert le bal de la moisson. Les orges, comme à leur habitude, sont les…
JA NORMANDIE
JA Normandie renouvelle son bureau
Après les élections départementales, JA Normandie a élu son nouveau bureau mardi 23 juin. Questions à Alexis Graindorge qui…
Le soja normand prend de l’ampleur
En 2019, la Région lance un appel à projets pour son plan protéines végétales. Le Soja made in Normandie (SMN), alliant, entre…
SAFER - JA NORMANDIE
Safer et JA de Normandie luttent contre l’accaparement des terres
En attendant une loi foncière, Safer et JA de Normandie s’organisent pour lutter contre le transfert opaque des terres. En 2019,…
Maltot exauce le vœu de la ruralité
Maltot, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est son château, sa MFR et son Bœuf en fête. La commune compte 1 095 habitants, se…
Publicité