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Equin
Accident du travail : le cheval pas toujours coupable !

Les accidents du travail sont nombreux dans le secteur hippique. Mais une étude montre que le cheval n’est pas responsable de tous les maux.

Le CDrom recense tous les conseils pour éviter des accidents dans les tâches quotidiennes à partir de vidéos. Il est disponible sur simple demande auprès de l’ANACT  Basse-Normandie, basée à Saint-Contest.
Le CDrom recense tous les conseils pour éviter des accidents dans les tâches quotidiennes à partir de vidéos. Il est disponible sur simple demande auprès de l’ANACT  Basse-Normandie, basée à Saint-Contest.
© V.M.
La CPHSCT (Commission Paritaire de Sécurité et des Conditions de Travail), la MSA et l’ANACT (Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail) ont mené une étude sur les risques de la filière équine. Objectif : définir les actions potentiellement dangereuses et proposer des solutions. Daniel Depincé, ergonome de l’Anact de Basse-Normandie, a présenté ses conclusions au syndicat des éleveurs des chevaux de pur-sang de France, lundi dernier à Deauville. “Vu le nombre d’accidents du travail en 2005 dans la filière équine, on nous a demandé d’intervenir pour identifier les risques professionnels et mettre à disposition un guide pédagogique pour remplir le document unique. Ce dernier est une obligation réglementaire”. Premier constat : le cheval n’est pas responsable de tous les maux. “C’est cette proximité entre l’homme et l’animal qui engendre le plus d’accidents. Mais, il n’y a pas que cela. 25 % des accidents ne sont pas liés au cheval”, précise Daniel Depincé. L’ouverture des portes de boxes génère, par exemple, des pathologies au niveau du dos. Les verrous en partie basse obligent à se courber. Mais des solutions existent : “des systèmes permettent d’ouvrir les verrous du haut et du bas avec une seule manette. Les professionnels travaillent souvent avec la politique du tout à terre. C’est-à-dire que la selle ou les tapis, on les pose au sol. Du coup, ils sont obligés de se baisser régulièrement sur une journée. On peut donc installer des porte selles à l’entrée des boxes. Autre exemple : certains haras utilisent des caddies de supermarché pour déplacer leur matériel. On se baisse juste à hauteur du caddie. Des solutions simples existent donc”.

Plus d’une centaine
de préconisations

L’étude dégage cinq domaines d’actions : la formation des hommes, la formation des chevaux, l’organisation du travail, les équipements de travail et la conception des haras. Elle établit une centaine de propositions. À commencer par la conception des haras. Une réflexion approfondie est nécessaire. “Quelle distance les salariés vont-ils accomplir pour aller d’un point à un autre ? Plus les déplacements sont longs et importants, plus la fatigue s’installe et plus le risque d’accident est multiplié. Y-a-t-il un lieu dédié à toutes les activités et notamment au débourrage ? Les espaces fermés, boxes, couloirs des écuries, douches sont-ils suffisamment larges pour qu’une personne puisse s’écarter si l’animal prend peur ?”, interroge Daniel Depincé.

Toujours le bon sens !
Pour synthétiser ses conclusions, l’ANACT a développé un Cdrom. Ce dernier contient des vidéos et des solutions concrètes à certaines situations quotidiennes. Quelques propositions ont fait sourire les professionnels présents. Lors de la présentation de l’outil, on a pu entendre dans la salle : “prendre du matériel adapté, c’est du bon sens. Il se fout de notre gueule !” Réponse de Daniel Depincé : “sur le terrain, on constate que le rappel de précautions de base permettrait d’éviter de nombreuxaccidents”.
V.M.
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