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Etienne Gavart, Directeur du GDS Calvados/Manche
Accompagner l’éleveur tout au long de ses démarches

Dans cet épisode d’intoxi-cation aiguë d’un troupeau laitier au plomb en août, le GDS (Groupement de Défense Sanitaire) a joué un rôle prépondérant. Après avoir diagnostiqué le problème, il a accompagné l’éleveur dans la constitution de son dossier. 

Grâce à notre référentiel national et à notre expérience, nous avons rapidement diagnostiqué le problème. Nous avons ensuite poursuivi les investigations pour apporter un maximum d’éléments au dossier. Nous avons travaillé avec huissiers et conseillers juridiques pour accompagner l’éleveur dans ses démarches.
Grâce à notre référentiel national et à notre expérience, nous avons rapidement diagnostiqué le problème. Nous avons ensuite poursuivi les investigations pour apporter un maximum d’éléments au dossier. Nous avons travaillé avec huissiers et conseillers juridiques pour accompagner l’éleveur dans ses démarches.
© TG

Dans cette affaire d’empoisonnement, quel est le produit en cause ?
Même si on ne connaît pas encore la formule exacte, on peut affirmer qu’il s’agit de minium. C’est-à-dire de l’oxyde de plomb. Ces poussières, sans doute sous l’effet de l’humidité, se sont amalgamées pour former des résidus
de la taille d’un gravier. Sous l’effet mécanique de la mélangeuse, ce minium a pollué l’ensemble de la ration.

Est-il normal qu’un tel produit se trouve en contact avec de l’aliment ?
C’est bien là le problème. Il s’agit d’un produit et non pas d’un déchet qui nécessite pour sa part un circuit de ramassage qui lui est propre. On peut quand même, dans ce cas de figure, se poser la question du nettoyage de la remorque du camion entre deux frets.
Peut-être va-t-on assister, après cet épisode, à un renforcement de la législation ?

Y a-t-il eu risque de contamination du lait ?
Il faut tout d’abord souligner l’excellent réflexe de l’éleveur. Dès qu’il a eu un doute, il a prévenu sa laiterie et les dernières livraisons ont été isolées. Ensuite, il faut savoir que le plomb ne passe ni dans le lait ni dans les bouses. Les analyses que nous avons réalisées l’ont confirmé. D’ailleurs, les jeunes veaux qui ont été nourris au lait doux pendant cette période sont en parfaite santé.

Quel a été le rôle du GDS dans cette affaire ?

Nous sommes intervenus à plusieurs niveaux. Grâce à notre référentiel national et à notre expérience, nous avons rapidement diagnostiqué le problème. Nous avons ensuite poursuivi les investigations pour apporter un maximum d’éléments au dossier. Nous avons travaillé avec huissiers et conseillers juridiques pour accompagner l’éleveur dans ses démarches.
Financièrement enfin, nous avons pris en charge les frais d’analyses et d’huissiers.

Quels enseignements tirer de ce dramatique incident ?
Tout d’abord celui de ne pas laisser traîner n’importe où les batteries de véhicules, même hors d’usage. Ensuite et au moindre doute sanitaire, d’appeler son vétérinaire conseil et ne pas hésiter à saisir les services du GDS.

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