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Achat en zone réglementée : le GDS conseille la vaccination

Si le Calvados et l’Orne demeurent toujours indemnes de FCO, la zone réglementée est désormais étendue au sud Manche, même si aucun foyer n’y a été détecté. Économiquement, les secteurs épargnés par le virus ont intérêt à conserver ce statut. Les GDS conseillent donc de n’acheter que des animaux vaccinés en provenance des zones réglementées.

© GDS

Près de 150 communes du sud Manche sont désormais classées en zone réglementée. C’est la conséquence du foyer découvert en Loire-Atlantique. Le reste de la Normandie demeure en zone indemne. Dans le Calvados, l’Orne ou le reste de la  Manche, les éleveurs ont l’obligation d’acheter des bovins non contaminés par la FCO. « Si les bovins proviennent d’une zone indemne : pas de problème. Si les animaux sont issus d’un secteur réglementé, les éleveurs ont deux solutions. Soit les bêtes sont vaccinées. Soit elles subissent des tests et une désinsectisation », explique Etienne Gavart, directeur du Groupement de Défense Sanitaire du Calvados.
Concrètement chez le vendeur si l’animal n’est pas vacciné : la bête doit être désinsectisée, puis subir 14 jours après un dépistage PCR négatif. Chez l’acheteur : l’animal est désinsectisé à l’arrivée, confiné pendant 14 jours et enfin présenter un dépistage PCR négatif

Contaminations avec les mouvements d’animaux
Avec l’extension des zones réglementées, les possibilités d’achats sans contraintes se réduisent donc. A chaque nouveau foyer détecté, une zone réglementée est établie dans un rayon de 150 kilomètres. L’évolution peut être très rapide, même si les culicoïdes (insectes vecteurs de la maladie) sont moins vivaces en hiver. « Les contaminations de zone se font d’abord par des mouvements de bovins. J’attire l’attention des éleveurs de la zone indemne. Dans un premier temps, le virus est véhiculé par le négoce de bétails. Il est très important que les exploitants soient vigilants sur la qualité sanitaire des animaux achetés ». En clair, les GDS de Normandie recommandent de n’acheter que des animaux vaccinés lorsqu’ils proviennent de la zone contaminée.

Vaccination : la solution la plus fiable selon le GDS
L’acquisition d’animaux simplement testés et désinsectisés ne serait pas fiable. « C’est légal, mais ça ne marche pas. Notre but est de maintenir nos territoires le plus longtemps possible en zone indemne », réagit Etienne Gavart. « Cette dérogation a été mise en place en France lorsque le vaccin n’était pas disponible. Objectif : permettre la sortie des animaux de la zone réglementée. Force est de constater qu’avec ce système, 9 animaux viropositifs sont arrivés en Espagne. D’autres bêtes porteuses de la maladie ont également pénétré dans notre zone et nous avons dû les faire repartir. Le problème : nous n’avons pas souvent la preuve que les PCR au départ sont réellement faites. D’autre part, le virus circule dans les zones réglementées ». Un animal peut donc être contaminé entre le test chez le vendeur et son arrivée dans l’exploitation de l’acheteur. Le coût plaide également en faveur du vaccin. L’État dispose en effet de stocks mis gratuitement à disposition des éleveurs. L’exploitant peut injecter la dose lui-même. S’il a besoin d’une certification de l’acte, le recours à un vétérinaire est nécessaire. Cependant, cette démarche demeure moins onéreuse que les tests PCR.
En zone indemne, les éleveurs commercialisent plus facilement leur broutard. « Nous avons donc intérêt à y rester le plus longtemps possible. C’est la mission confiée aux GDS normands. Mais, nous pourrions basculer à cause d’un foyer découvert. Je rappelle qu’un secteur réglementé s’applique alors dans un rayon de 150 km », conclut Etienne Gavart.

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