Aller au contenu principal

Contrôle Laitier du Calvados
Adapter notre offre de services dans un contexte de révolution technologique

Le Contrôle Laitier du Calvados tient son assemblée générale mardi prochain, à partir de 10 h, à l’IREO de Maltot. Un syndicat qui a relooké sa carte des services l’an dernier mais qui ne tient pas pour autant, à court et moyen termes, à rester les deux pieds dans le même sabot (de vache). Les explications de son président, Frédéric David et de son directeur Michel Sady.

Il y a un an, vous lanciez un nouveau projet d’entreprise. Quel bilan en tirez-vous aujourd’hui ?
Si c’était à refaire, on le referait. Pour la première fois depuis 10 ans, l’augmentation du pourcentage d’adhérents faisant appel au service allégé s’est enrayée. Au bilan, 90 % de nos adhérents ont confirmé leurs choix de services déjà existants dans l’ancienne carte et 10 % ont opté pour les formules Duo ou Intermédiaire.
Parallèlement, toute l’équipe technique et administrative du Contrôle Laitier s’est mobilisée autour de ce projet d’entreprise. Elle est allée voir tous les éleveurs dans une dynamique d’ensemble. Le gros de la contractualisation s’est achevé fin juin/début juillet.

Comment cela se traduit-il dans les chiffres ?
Nous avons amélioré notre taux de pénétration. Alors que la Ferme Calvados a perdu 120 producteurs de lait environ, nous ne comptabilisons que 30 adhérents de moins.

La moyenne de l’étable départementale a-t-elle évolué ?
Le rendement en lait par vache n’a pratiquement pas bougé depuis 3 ans. Par contre, la production de lait a fortement progressé entre septembre 2007 et février 2008 parce que les éleveurs ont gardé leurs vaches plus longtemps. Ce qui prouve qu’il y a du potentiel. Les adhérents du Contrôle Laitier ont la capacité à produire 15 % de plus en ne modifiant que très peu leur système.

Concrètement, comment avez-vous abordé l’appel à produire plus lancé l’an dernier ?
Nous nous sommes penchés sur la question dès la fin du mois d’août avec nos techniciens. Nous avons cherché les meilleures solutions à mettre en œuvre pour répondre à la demande du marché. Ensuite, c’est affaire de communication. Nous avons répondu à l’appel de la FDSEA qui a organisé des réunions sur ce thème. Nous nous sommes également appuyés sur notre lettre d’information pour faire passer les messages.
L’augmentation de 2 % du quota laitier est actée. Votre sentiment ?
Tout dépend de là où on se place. Si on défend le prix du lait, ce n’est sans doute pas une bonne nouvelle. Maintenant, si on s’inscrit dans la perspective d’une suppression des quotas laitiers en 2015, ce + 2% constitue une étape intermédiaire, y compris pour nos entreprises de collecte et de transformation. Ne perdons surtout pas de vue que des pays comme le Danemark ou les Pays-Bas ont une faculté d’adaptation bien plus rapide que nous. Si nous croyons à un Grand Ouest laitier, il nous faudra de toute façon être beaucoup plus compétitifs. C’est un passage obligé.

Quels sont vos projets à court terme ?
Nous allons proposer cette année l’appui collectif autour de la thématique de l’élevage des génisses. C’est parti dans le Pays d’Auge avec 17 élevages que nous allons réunir 7 fois en deux ans pour répondre à leurs demandes et attentes concrètes. Nous espérons décliner cette initiative dans d’autres régions, voire d’autres thèmes si nécessaire. 

Et à moyen terme ?
Nous sommes au cœur d’une révolution technologique. Dans les 10 ans, 10 % des élevages laitiers seront équipés de robot de traite avec des cheptels de plus en plus importants. Il nous faut anticiper cette mutation. C’est pourquoi nous réfléchissons à la mise en place de services spécialisés en option. Il nous faut impérativement professionnaliser notre métier de conseil. Cela signifie aussi se donner de l’ouverture dans nos statuts et bien se positionner comme acteurs du développement.

Après le Grenelle de l’Environnement, on évoque celui des animaux avec en filigrane le bien-être animal. Une préoccupation supplémentaire?

Les producteurs de lait, mais ce ne sont pas les seuls, ont consenti depuis dix ans des efforts extraordinaires notamment au travers de la mise aux normes des bâtiments d’élevage. J’ai donc l’impression qu’on veut toujours en rajouter une couche. Le regard suspect de la société sur notre activité devient de plus en plus difficile à supporter. Mais Un : il ne faut pas faire l’amalgame entre un animal de compagnie et un animal productif. Deux : je suis certain que la vache en 2008 bénéficie de conditions de confort, et donc de vie ,bien plus agréables qu’il y a quelques décennies.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

À quelques jours du match, Florian Lemasson était enthousiaste à l'idée de disputer ce tournoi très attendu. Parmi les 450 adhérents de la Coopérative, ils sont nombreux à l'avoir soutenu.
Florian Lemasson, du champ de lin au stade de foot
Florian Lemasson, responsable cultures et semences à la Coopérative linière du nord de Caen, dans le Calvados, s'est illustré…
Quentin a acheté un tracteur Valtra d'occasion en Eure-et-Loir afin de regagner en indépendance vis-à-vis des tâches à effectuer sur la ferme.
Quand l'entraide et la solidarité relèvent une ferme dans le Calvados
Après cinq ans et demi à travailler en tant qu'animateur radio, Quentin Enée, 28 ans, a mis sa vie entre parenthèses pour…
Florian Lemasson (à droite) est technicien cultures à la Coopérative linière du nord de Caen. Il est intervenu à la réunion hivernale de l'AGPL en décembre 2025.
Un agriculteur dans le stade
Florian Lemasson, technicien cultures dans le Calvados, jouera mardi 13 janvier 2025 contre... L'Olympique de Marseille (OM) lors…
Les JA des cantons de Flers, Messei, Briouze, Athis et Tinchebray se sont réunis à Saint-Georges-des-Groseillers contre l'accord du Mercosur  signé samedi 17 janvier 2026.
[EN IMAGES] Dans l'Orne, les JA unis contre l'accord UE-Mercosur
Les JA des cantons de Flers, Messei, Briouze, Athis et Tinchebray dans l'Orne, se sont mobilisés à Saint-Georges-des-Groseillers…
La foule agricole est nombreuse, mardi 20 janvier, à Strasbourg (Alsace). Près de 1 000 tracteurs et environ 4 000 manifestants sont là.
[EN IMAGES] Manifestation à Strasbourg : "Il n'est pas question de renoncer"
Après Bruxelles, le Pont de Normandie, l'Assemblée nationale et bien d'autres lieux de France, les agriculteurs manifestent à…
À Domjean, l'agriculteur a pu remettre sur route les automobilistes.
[EN IMAGES] Les agriculteurs prêtent main-forte aux laitiers et automobilistes
Le 5 janvier, la neige a semé la pagaille dans la Manche. Elle a rendu les routes parfois impraticables dans la Manche. Les…
Publicité