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Coopération
Agire, Créhen et Mayenne marient leurs paillettes

Les coopératives d’insémination artificielle Agire, Créhen et de Mayenne fusionnent leurs outils au sein d’Amélis. Un dossier qui sera définitivement bouclé fin 2008. Naissance d’un leader de la génétique animale qui pèsera 600 000 IA bovines.

La libéralisation du dispositif génétique français, dans le cadre de la LOA (Loi d’Orientation Agricole), n’en finit pas de faire bouger les curseurs des OPA (Organisation Professionnelle Agricole) liées à l’élevage. L’Amélis nouvelle est arrivée Trois ans après la création d’Amélis (avril 2004) et après l’intermède 3A (fiançailles sans lendemain entre Amélis, Oger et Urcéo), l’Amélis nouvelle est arrivée. Ce qui n’était à l’origine qu’une union de coopératives à deux (Agire et CEIAM) devient une fusion à 3 (Agire, Créhen et CEIAM). "Les liens qui unissent depuis plusieurs années les 3 coopératives Agire, Créhen et Mayenne au sein de nombreuses organisations d’élevage ont conduit naturellement les conseils d’administration à s’interroger ensemble sur les conséquences de l’arrêt de l’UNECO(1) programmé en décembre 2007", explique-t-on du côté de St-Manvieu (14), siège d’Agire. "Cette réflexion était rendue d’autant plus nécessaire que les 3 coopératives détiennent ensemble la moitié des investissements génétiques réalisés chaque année au sein de l’UNECO. C’est donc dans ce nouveau contexte marqué également par la poursuite de la restructuration des élevages de l’Ouest et par l’ouverture à la concurrence du marché de l’insémination animale que les administrateurs et les cadres se sont réunis et ont travaillé ensemble pour bâtir le nouveau projet qui sera soumis aux assemblées générales à la fin de cette année". Amélis, version II, réunira donc en son sein 18 000 éleveurs, 400 salariés et pèsera 600 000 IA (Insémination Artificielle) par an, l’équivalent d’un pays comme le Danemark ! Une opportunité également pour étoffer ses activités porc et cheval. Th. Guillemot (1) : fondée en 1966, l'UNECO rassemble 16 coopératives adhérentes (dont Agire, les CIA des Côtes d’Armor, de Mayenne et de l’Aigle) qui ont mis en commun leurs moyens pour constituer le premier programme français de sélection en race Prim'Holstein.Une Alliance Coopérative Internationale La génétique mobilise des investissements considérables et les recherches conduites dans la génétique moléculaire appelleront de nouveaux investissements et de nouvelles concentrations. Il est vraisemblable, qu’à terme, seuls 5 à 6 grands groupes dans le monde auront la surface nécessaire pour continuer à investir dans cette activité . Parmi ces groupes, quelques uns représenteront des intérêts privés et défendront des logiques financières . L’ambition d’AMELIS est de créer, avec quelques coopératives qui partagent ses valeurs, une Alliance Coopérative Internationale qui aura la puissance suffisante pour concurrencer les groupes privés et pour garder les grandes décisions dans les mains des éleveurs . L’accord passé entre la coopérative Américaine CRI et AMELIS, le 18 avril dernier ,est la première pierre de cette alliance qui s’étendra bientôt à d’autres partenaires dans le monde .3 étapes 1ère étape : adhésion de la coopérative de CREHEN à l’Union AMELIS le 27 avril et mise en place d’une organisation opérationnelle unique pour les 400 salariés du groupe confiée à une équipe de 5 personnes : Jean Yves Dréau (directeur du pôle Génétique et production) , Jean-Marc Pinsault et Anthony Briand (directeurs du Marketing et des Réseaux de distribution) , Benoit Plantet (directeur des Services Supports) et Jean-Luc Guérin (directeur général ). 2ème étape : elle conduira à la fusion de la totalité des moyens humains ,matériels et financiers des 3 coopératives à la fin de l’année 2007. 3ème étape : elle s’achèvera fin 2008 avec la fusion des structures juridiques en une seule et unique coopérative pour garantir l’efficacité économique et opérationnelle de l’ensemble et la maîtrise des coûts.
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