Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Coopération
AGRIAL et la CAM voguent "à bons porcs"

Les filières "Porcs" d´AGRIAL et de la CAM (Coopérative Agricole de la Mayenne) parlent d´union en 2006.

Al´état de projet" a précisé Xavier Trincot, mais un projet sur de bons rails. Le président de la filière "Porcs" d´AGRIAL, qui tenait vendredi dernier à Romagné (35) son assemblée générale, a levé une partie du voile inhérent à la restructuration de la filière porcine du Grand Ouest.

Mise en commun
de services
On ne parle dans ce rapprochement ni de fusion ni de GIE (Groupement d´Intérêts Collectifs) mais d´une "union de producteurs avec mise en commun de services mais chacun dans sa coopérative !" Une première réponse au rapport Pory qui s´était penché au chevet d´une filière en recherche de son devenir et avait préconisé d´indispensables rapprochements.
Parallèlement, CAPIG devrait compter dans les prochaines semaines un adhérent supplémentaire. En effet, à côté d´AGRIAL, de la CAM et de COOPAGRI Bretagne, la vendéenne CAVAC devrait compléter ce tour de table des actionnaires de la SOCOPA au sein du GIE qui pèse déjà 1 300 éleveurs et plus de 2 000 000 de porcs charcutiers.
Des mouvements plutôt bien accueillis dans l´assistance avec un bémol : "attention à ce que CAPIG ne devienne pas simplement un ramasseur de cochons pour SOCOPA".
Du côté de l´abatteur, on assure là aussi que la restructuration est en marche : "une seule direction, une seule équipe commerciale et 100 % de produits élaborés en plus en 2005. Mais il faut que nos outils soient pleins". Et Xavier Trincot de reconnaître les difficultés du secteur de l´abattage. "Il n´y aura pas d´amélioration durable des cours sans retour de la profitabilité dans notre aval proche" considère-t-il.

Du mieux après une
année de transition
Si 2004 avait été une année de transition, 2005 est qualifiée par Xavier Trincot de "en progrès mais peut mieux faire". La bouteille à moitié vide, c´est le prix du porc. Il n´a progressé que de 3,1 centimes : espoirs déçus. La bouteille à moitié pleine, c´est un prix de revient en amélioration de près de 0,10 e/kg. Explications avec le prix de l´aliment qui n´a jamais été aussi faible et une amélioration de la productivité.
Quant à 2006, chacun se méfie désormais des prévisions des experts concernant le prix du porc après le loupé 2005. Côté aliment, les cours ne peuvent pas poursuivre la pente amorcée l´an dernier. Reste donc la maîtrise technique qui offre encore quelques perspectives de progrès. L´analyse de la GTE (Gestion Technico-Economique) prouve en effet de grandes disparités entre les élevages.
C´est donc pourquoi la coopérative réoriente le travail de ses techniciens vers une approche globale alliant analyse, diagnostic et expertise. "Leur mission est de développer la valeur ajoutée chez l´adhérent" insiste Xavier Trincot. Des adhérents qui seront encore présents à l´horizon 2010 selon une enquête menée par la coopérative. Si 7 % ont aujourd´hui un atelier qui ne pourra pas être repris, 70 % seront encore producteurs en 2010, 4 % vendront leur atelier et 11 % disposent d´un successeur. Autres signes encourageants : 11 % ont l´intention de développer leur atelier et 15 % disposent de ce potentiel. Dernier chiffre enfin : 24 % sont déjà aux normes bien-être applicables en 2013. Sous conditions de restructurations (amont et aval), la filière porcine a donc encore de l´avenir dans le Grand Ouest et notamment en Normandie!
tH. Guillemot

CAPIG
Une organisation qui se structure
Le GIE CAPIG est une structure commune qui intervient sur les trois régions : Bretagne, Pays de Loire et Normandie. Elle devient de plus en plus une instance de concertation pour les directeurs et présidents pour de nombreux dossiers : marché, équarrissage, infoporc, communication... Diverses actions concrètes conduisent à renforcer cette organisation de services aux adhérents :
- transports (échanges de transport sur les zones communes),
- annonces (regroupement des annonces des trois groupements auprès d´un responsable de marché participant au MPB),
- forum CAPIG,
- projets (coordinations techniques et échanges entre techniciens bâtiment),
- suivi sanitaire en abattoirs (planning commun de présence des vétérinaires),
- coordination des services Qualité avec démarches communes en CCPet Label Rouge (création du groupement Qualité OPALE),
- communication ( création d´une plaquette commune pour valoriser l´organisation en filière avec SOCOPA, mise en place du même logiciel pour le traitement des annonces, planning et facturation, en cours une optimisation analytique des moyens logistiques, gestion d´élevage GTT et GTE avec le même logiciel ISAPORC)...
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

ELISE HEBERT
« Si je n’essaie pas, je serai déçue »
Anxieuse, mais bosseuse, Élise Hébert, 22 ans, est salariée de l’entreprise de travaux agricoles Vandecandelaère, à Saint-Manvieu…
MARC BUON ET SA FILLE JULIE
Marc revit et fait sa rééducation en allant voir ses vaches
Agriculteur à Loucelles, ancien président de la FDSEA du Calvados et ancien vice-président de la Safer Normandie, Marc Buon est…
Une bouteille de cidre par semaine éloigne la crise et sauve le verger
Il suffirait que chaque foyer normand achète une bouteille de cidre par semaine pour sauver la filière cidricole malmenée par la…
John Deere : le premier 8R sur les routes du pays d’Auge
Les établissement Ruaux ont vendu et livré le premier tracteur John Deere 8R/370 en Normandie. Visite complète au champ.
« C’est inadmissible que l’on n’arrive pas à être reçu par les ministres de l’Agriculture et des Finances »
Au moment où la filière vitivinicole cherche à négocier des aides avec le gouvernement pour sa survie, la filière cidricole…
Élodie et Baptiste Leclerc (50)
Témoignage d'Élodie et Baptiste Leclerc, éleveurs de veaux à Le Mesnilbus (50)
Élodie et Baptiste Leclerc élèvent des veaux à Le Mesnilbus (50) en intégration chez Denkavit. Âgés tous les deux de 31 ans, ils…
Publicité