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Filière pomme à cidre
Agrial répond à la FNPFC

La récente communication de la FNPFC amène Agrial, par la voix du directeur de la filière cidricole, Franck Malinowski, à apporter des précisions sur les propos avancés par le syndicat

Franck Malinowski, à gauche, au côté de Pierre-Yves Reboux, président de la FNPFC.
Franck Malinowski, à gauche, au côté de Pierre-Yves Reboux, président de la FNPFC.
© TG
Il convient tout d’abord de préciser qu’Agrial est une entreprise coopérative attentive aux perspectives pour ses adhérents qui placent leur confiance et investissent dans l’organisation économique. C’est d’ailleurs dans cet esprit qu’Agrial a pris le contrôle du Groupe CCLF - CSR en 2004, alors que la filière était confrontée à des difficultés, tout particulièrement sur le périmètre CSR qui enregistrait des pertes financières significatives et donc ne renouvelait pas certains contrats arrivant à échéance, laissant ainsi les producteurs au bord de la route.

Nous avons alors entrepris une démarche visant à remettre de l’ordre dans la politique contractuelle dans un souci d’équité entre les producteurs et de pérennité de la filière. Cette démarche s’est traduite par l’adhésion de plus de 90 % des producteurs contractants au plan que nous leur avons proposé en 2004.

Ces avenants et contrats établis en 2004 ont certes engendré une diminution du prix de la pomme payée aux producteurs CSR mais ont permis, en contrepartie, une revalorisation moyenne de 6 euros par tonne chez les producteurs contractants CCLF et jusqu’à 10 euros par tonne chez les contractants Kérisac.

Depuis, l’amélioration de la situation économique de l’entreprise et la mise en place d’un système de hors quota a été bénéfique pour l’ensemble des producteurs engagés contractuellement par une revalorisation de 3 €/tonne en 2006 par rapport à l’année antérieure, mais aussi par la mise en place d’un contrat revalorisé pour le verger haute tige ce qui a constitué une vraie novation pour ce type de culture. 2007, une fois le prix du hors quota connu et l’application de l’avenant proposé au printemps dernier, se soldera par une nouvelle valorisation des fruits à cidre pour tous nos producteurs en contrats avec nos entreprises.

Voilà les faits qu’il était utile de rappeler.

Enfin, la position qui vise à inciter les producteurs en renouvellement de contrat à ne pas signer les avenants proposés nous conduira à appliquer les derniers contrats signés et donc à les priver d’une revalorisation moyenne de 12 euros pour les fruits apportés lors de la campagne qui vient de se terminer.

En conclusion, nous rappellerons que depuis 2004, Agrial s’est engagée sur la voie du redressement de la filière, animée par la volonté d’œuvrer au service des producteurs, et ce dans la durée, car la gestion d’un verger est aussi affaire de long terme.
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