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Coopération
Agrial s’adapte à la baisse du nombre d’agriculteurs

La plus grande efficacité possible au prix le moins élevé, la coopérative Agrial adapte sa voilure aux mutations en cours

Gilbert Herpe et Jean-Marie Meulle: "les résultats de l’exercice confortent les ratios financiers. Le conseil d’administration va proposer à l’assemblée générale de verser 3,1 Me sous forme de dividendes remontant des filiales et de ristournes sur les activités dans la coopérative".
Gilbert Herpe et Jean-Marie Meulle: "les résultats de l’exercice confortent les ratios financiers. Le conseil d’administration va proposer à l’assemblée générale de verser 3,1 Me sous forme de dividendes remontant des filiales et de ristournes sur les activités dans la coopérative".
© TG
La coopérative Agrial se projette à l’horizon 2010. Objectif : "mettre en place une structure coopérative en adéquation avec la baisse du nombre d’agriculteurs", selon les termes de son président, Gilbert Herpe. Elle affiche le modèle qu’elle souhaite mettre en place. Baisse des effectifs Premier signe de cette adaptation à 4/5 ans, une baisse des effectifs. "Ni plan social, ni restructuration", rassure Jean-Marie Meulle, directeur général d’Agrial. La coopérative va simplement s’appuyer sur la pyramide des âges pour réduire en douceur la voilure. Illustration avec le nombre de départs en retraite en 2006 : 70 (sur un total de 900) qui ne seront pas tous remplacés. Direction, personnel administratif et de terrain sont concernés. L’objectif global est une baisse des effectifs de 15 % dans les 4 ans. Ce qui n’empêchera pas la création de postes dans certaines autres filiales comme Districo. Cela suppose changements, formation et mobilité. Parallèlement et face à la baisse du nombre d’agriculteurs, Agrial souhaite apporter un service avec la plus grande efficacité possible et au prix le moins élevé. Elle privilégiera dans cette optique la livraison directe à la ferme. Les magasins servant uniquement au réapprovisionnement et subsistant grâce à l’activité grand public. Affichant son ambition, Agrial souhaite gagner des parts de marché notamment en renforçant le lien coopérative/coopérateur. En d’autres termes, qui veut bénéficier des services de la coopérative et de la garantie de ses débouchés devra de plus en plus jouer le jeu du partenariat gagnant - gagnant . Th. guillemotAgrofourniture. Evolutions contrastées en 2005. L’utilisation des fertilisants continue de diminuer chaque année. Elle a été amplifiée par une mauvaise conjoncture en céréales. S’agissant des produits de protection des cultures, c’est la stabilité. Côté semences, la baisse d’activité est liée à la diminution des surfaces fourragères et plus précisément du maïs. Nutrition animale. Dans un contexte de baisse à l’échelon national, Agrial a conforté son activité avec 373 000 T d’aliments composés auxquels s’ajoutent les aliments simples (50 000 T). 2005 a également vu la mise au point et mise sur le marché d’Armonie. Un concept de ration sèche qui prend un bon envol en 2006. Distribution magasins. Districo confirme ses gains de parts de marché. Le chiffre d’affaires grand public progresse de 1,4 % dans une conjoncture défavorable. Districo a accéléré sa politique d’investissements en 2005 avec l’ouverture d’un nouveau magasin et des travaux engagés sur 7 point Vert. Machinisme. Le chiffre d’affaires de SM3 et la SAMA progresse de 7,4 % pour s’établir à 68,3 Me. La SAMA a fait l’acquisition d’un nouveau site (Ets Lebon à Thiberville) confortant ainsi son dispositif. Céréales. 784 670 tonnes de céréales ont été commercialisées dont 43 % à l’export via le silo portuaire. Satisfaction avec la teneur en protéine du blé (12 %) qui ouvre les portes de nouveaux marchés comme la meunerie italienne. Lait. Même si la collecte est en hausse de 1,8 %, le bilan de campagne fait apparaître une stabilité. La référence moyenne par exploitation évolue à un rythme régulier à la faveur de la diminution du nombre d’exploitations. Elle s’établit à 248 000 litres. Viande bovine. Conjoncture très favorable en 2005. En JB, le seuil des 40 000 est pour la première fois dépassé. En gros bovins, le maintien de l’activité constitue tout de même une bonne performance dans un marché où l’offre est en net recul. L’activité bovin maigre, essentiellement des broutards destinés à l’engraissement, est en légère progression. Là encore dans un marché très concurrentiel. Porc. Du mieux après de grosses difficultés mais une amélioration qui résulte davantage de la baisse des coûts de productions que de la hausse des cours. La coopérative a commercialisé 438 500 porcs dont du porc haut-normand grâce aux synergies développées avec CapSeine. 2005, c’est aussi le lancement du rapprochement avec la CAM (Coopérative Agricole de la Mayenne). Volaille de chair. Espoirs déçus pour cause de grippe aviaire mais les plus grandes répercussions sont à attendre pour l’exercice 2006. En dépit de ce contexte, la branche volaille a tiré son épingle du jeu avec un chiffre d’affaires en progression de 7,5 %. A noter l’ouverture d’un nouvel atelier de produits élaborés à Chailland (85) et l’acquisition d’une plate-forme logistique près de Montélimar dans le Sud-Est. Œufs. Une quarantaine de producteurs sont concernés. L’activité est en léger retrait dans un marché qui tarde à recouvrer ses équilibres. Seule note d’optimisme: la production tend à baisser en Europe après plusieurs années de croissance et devrait permettre de retrouver une conjoncture favorable. Légumes 1ère gamme. Progression de l’activité en tonnage et en chiffre d’affaires. Le Groupe conforte le positionnement de sa marque Priméale. Légumes 4e gamme. 300 Me de chiffre d’affaires mais une progression qui ralentit et évolue moins rapidement que les légumes. Florette poursuit cependant son développement en Espagne et au Portugal alors qu’au Royaume-Uni, l’année 2005 marque un léger recul. Les indicateurs sont cependant à nouveau au vert pour 2006. Boissons. Les nouveaux contrats ont apporté des réponses concrètes en améliorant la gestion de la production tout en assurant sa pérennité. Le Groupe CCLF, qui a pris le contrôle d’une petite cidrerie artisanale en Savoie, confirme le redressement de ses performances économiques amorcé depuis deux ans et développe de nouveaux projets dans le domaine des boissons.
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