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Agrial veut céder sa branche volailles à LDC

LDC poursuit sa reconquête du marché intérieur. Le volailler sabolien vient d'annoncer son projet d'acquisition des activités industrielles d'Agrial à Chailland (53) et Plumetot (14).

© TG

"Après plusieurs trimestres consécutifs de baisse, nous observons ces derniers mois une reprise de la consommation de viande de volailles en France
avec une progression de 17 000 t,
souligne Gilles Huttepain, il est donc encore possible de reprendre des parts de marché". Une satisfaction pour le volailler et traiteur sabolien , qui a mis en place une stratégie de "reconquête du marché intérieur", pour contrer l'importation qui concerne 42 % de la consommation de viande de volaille. Et qui la poursuit. Après s'être allié à Sofiprotéol il y a un an, LDC vient en effet d'annoncer un "accord d'exclusivité" avec Agrial. L'opération, encore soumise à l'approbation de l'autorité de la concurrence, concerne les deux sites d'abattage, de découpe et de transformation de poulet et de dindes de la coopérative : Galéo à Chailland (53) et Socadis à Plumetot (14), ainsi que la société de transport dédiée à la branche volailles, STC. L'ensemble réalise un chiffre d'affaires de 85 millions d'euros.
"Il s'agit encore une fois de se concentrer sur l'aval, explique le responsable du pôle amont du groupe LDC, en acquérant ces outils industriels nous permettant de développer la zone normande". Avec cette opération, l'entreprise sarthoise -déjà à la tête de 70 sites de transformation en France, en Espagne et
en Pologne- continuerait son déploiement sur le marché de la restauration hors domicile, principalement avec le poulet, dans une démarche d'identification de l'origine des produits.
Pour le président d'Agrial, cet accord intervient après plusieurs mois de réflexion sur l'avenir de la branche volaille et viande de la coopérative (7 % du chiffre d'affaires 2014). "Le contexte de l'industrie des viandes est plutôt difficile, rappelle Arnaud Degoulet, et nos outils dédiés à la volaille, jouant dans la mauvaise catégorie en n'étant ni assez gros ni assez petit, qui plus est sans marque forte, étaient fragilisés. Afin de sécuriser le dispositif industriel -et surtout les 400 emplois liés- et de donner des perspectives de développement aux éleveurs, nous avons décidé de nous tourner vers le leader régional de la volaille qu'est LDC". La coopérative a donc arbitré en conservant l'activité de négoce (via Avigros à Rungis) et de transformation de viande (Charcuterie Cosme et Maître Jacques). "Nous gardons également l'activité du groupement de producteurs, rassure le président sarthois, notre OP, qui rassemble 200 éleveurs pour une production de 14,2 millions de volailles standard et label, sera partenaire de LDC".

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