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Agricultrice : un agriculteur comme les autres

Virginie Sartorio est installée à Creully. Elle a repris l’exploitation de sa mère, en 1996. Son mari travaille à l’extérieur. Entre la vie familiale, la ferme et les engagements à l’extérieur, les journées sont bien remplies.

© VM

C’est une ferme de femme depuis plus de 30 ans », sourit l’agricultrice. Virginie Sartorio est installée depuis février 1996. Elle a toujours été l’unique chef de son exploitation. La transmission a été réalisée entre la mère et la fille. « Mon père est décédé en 1984, j’ai d’abord été aide familiale ». Le choix de ce métier ne l’a pas beaucoup questionné. Mais, Virginie Sartorio devait d’abord convaincre sa mère qui trouvait le métier trop dur. « Après une licence de sciences économiques, je suis allée à Maltot. J’y ai obtenu le diplôme agricole nécessaire à mon installation ».
Emploi du temps chargé

La ferme compte aujourd’hui 40 vaches laitières, 80 hectares de plaine et 25 ha d’herbages. De quoi bien remplir les journées avec un mari qui travaille à l’extérieur, en tant que pharmacien, et 4 enfants (25, 20, 17 et 14 ans). L’exploitante s’appuie cependant sur un salarié. « On peut ainsi travailler un week-end sur deux. Nous avons chacun nos tâches respectives. Par exemple, il sème et je prépare le sol. Le matin, je trais pendant qu’il soigne les animaux. Je dois également me dégager du temps pour la partie administrative  Et hormis la moisson, nous n’effectuons aucun travail de plaine le week-end. Le soir, tout doit être terminé à 19 heures. J’essaie de tenir ce rythme ». S’y ajoute la vie familiale. « Pour une femme, je pense que c’est plus difficile. Quand je rentre chez moi, le repas n’est pas prêt ». En tant que femme, Virginie Sartorio ne ressent aucun problème d’intégration dans le secteur agricole, même si c’est « parfois un monde d’homme ». « On le voit chez les jeunes, les femmes prennent de plus en plus de responsabilités. Au sein de l’organisation des producteurs Danone, nous sommes aujourd’hui trois productrices ».

Représenter le monde agricole

Reste la question de la représentation des femmes dans les organisations agricoles. « Si on est chef d’exploitation, mariée avec des enfants, nous avons déjà beaucoup de responsabilités. S’investir ailleurs demande beaucoup de temps ». L’agricultrice est également élue localement. Elle siège au conseil municipal. « Je voulais que l’agriculture y soit représentée. C’est important ». Homme ou femme, Virginie Sartorio ne ressent pas de différences. Pour elle, l’exploitante agricole est un exploitant comme les autres.

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