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Agricultrices : « parler ensemble et s’écouter »

Autour de Catherine Guérault, présidente de la commission « agricultrices » de la FDSEA la Manche, une petite dizaine de femmes s’est retrouvée le 6 novembre dernier pour évoquer différents sujets, notamment la journée de la femme rurale du 15 octobre dernier à Rouen, et se projeter sur les mois suivants.

© SB

lll Pendant deux heures, les femmes ont pu se retrouver autour d’une table pour échanger sur l’ensemble des sujets qui les préoccupent, après s’être présentées et évoqué brièvement leur parcours. Des parcours différents qui ont nourri les échanges. Certaines sont issues du monde agricole depuis leur plus jeune âge, d’autres l’ont découvert en se mariant avec un agriculteur. Certaines ont des enfants qui sont partis vers d’autres univers, d’autres ont des enfants qui ont envie de revenir sur l’exploitation familiale. Certaines finiront leur carrière dans ce domaine, d’autres ne s’interdisent pas de faire un autre travail avant d’arriver à la retraite.  Toutes se sont exprimées librement, sans jugement, en se questionnant sur leur choix, leur avenir, leur questionnement. C’est tout le sens de la commission. « Nous sommes là pour parler, s’écouter, partager », explique Catherine Guérault. Un avis qu’ont acquiescé les participantes. « Nous n’avons pas toujours des personnes autour de soi qui connaissent le monde agricole », ajoute Stéphanie Tapin, agricultrice de Feugères, qui au cours de l’après-midi pouvait « se sentir comprise ».

Parler à cœur ouvert
Parmi le groupe, certaines femmes s’étaient libérées pour participer à la journée de la femme rurale du 15 octobre dernier. Des tables rondes organisées à Rouen ont mis en valeur les femmes agricultrices qui s’investissent, qui s’engagent. Elles en ont gardé un souvenir « intéressant et émouvant » à la fois, notamment au travers du témoignages entre autres de Clotilde Eudier, conseillère régionale, Caroline Guillaume, directrice de la Draaf (direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt de Normandie), Fabienne Buccio, préfète de région ou encore Christiane Lambert, présidente de la FNSEA. « Elles ont parlé à cœur ouvert. Ce sont des postes que peu de femmes ont eus », admet Catherine Guérault, qui ce jour-là était accompagné de Stéphanie Tapin et Françoise Chardine. « Ce ne sont pas des surhumaines. Ce sont des femmes avant tout », complètent-elles.

Pouvoir se former
Au-delà de cette journée, les agricultrices se mobilisent pour faire bouger les lignes et améliorer les acquis. Le sujet d’actualité reste le congé de maternité. Des débats nationaux doivent avoir lieu ces prochaines semaines. Les agricultrices sont aussi intéressées pour organiser des formations afin de pouvoir se retrouver autour d’un même sujet. Certaines voudraient pousser plus loin leurs compétences dans le domaine comptable, d’autres dans les huiles essentielles pour humain…

Ouvrir sa ferme
Par ailleurs, Catherine Guérault a sensibilisé les adhérentes à l’opération « Fermes ouvertes ». Si celle-ci se déroule au mois de mai à l’échelle nationale, elle se tiendra en mars/avril dans la Manche.  C’est l’occasion de montrer le quotidien aux enfants de la région. Les écoles sont mises en lien avec des agriculteurs pour monter l’opération, des agriculteurs qui ont des productions différentes et qui permettent aux jeunes en classe de travailler la sortie pédagogique.
En préambule de la réunion, une présentation de la maison mère (FDSEA de la Manche) et de toutes « ses filles » a été présentée, qui ont pour directeur général, Thierry Mauminot et pour président, Sébastien Amand. Une maison qui agit pour ses adhérents dans les domaines syndical, comptable, environnemental, juridique, d’emploi… Même si elles ont déjà poussé la porte des bureaux, les adhérentes ont pu avoir une meilleure vision globale du syndicat.

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