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Agroforesterie au CGA à Paris : le lycée agricole de Coutances décroche son billet

du Salon de l’agriculture à Paris en février prochain. Après le passage du jury présidé par Benoit Hulmer, c’est le lycée agricole de Coutances qui représentera la Normandie à la capitale.

© SB

llll L’agroforesterie désigne tout système de production associant l’arbre à l’agriculture. Les pratiques protègent les parcelles, augmentent le confort humain et animal et permettent la valorisation de la biomasse et la protection de la biodiversité entre autres services. Une définition qui permet de poser le cadre du concours dédié à l’agroforesterie, ouvert pour la première fois à au Salon international de l’agriculture à Paris, aux côtés de la catégorie « Prairies et parcours ».

Un jury de six personnes
Chaque région a pu postuler. Et pour la Normandie, c’est la Manche qui va concourir. Après des visites de terrain, le jury, composé de six personnes*, et présidé par Benoit Hulmer, a déterminé son choix selon une grille d’évaluation. Etaient candidats la ferme expérimentale la Blanche maison de Pont-Hébert, Marsilly élevage de Saint-Georges-Montcocq, la SCEA du logie de Saint-Pierre-Langers, la ferme de la Louttelerie de Périers-en-Beauficel et la ferme du lycée agricole de Coutances. C’est ce dernier qui a décroché son billet pour aller à la capitale en février prochain. « Le chef d’exploitation a mis en exergue la gestion du bocage dans ses pratiques et ses formations. La haie est présente notamment dans le verger qui présente de bons résultats technico-économiques », assure Benoit Hulmer, tout en précisant que le classement était très serré.

Des exploitants engagés
Dans le territoire de la Manche qui compte plus de 55 000 km de haies, les pratiques agroécologiques sont « naturelles ». Bien souvent, les exploitants s’inscrivent dans cette démarche sans le savoir. « Nous avons eu des responsables d’exploitation engagés, et qui avaient envie de partager leurs pratiques », reconnaît l’élu. Ce concours sera l’occasion de mettre l’accent sur la valorisation de la haie. Les cinq candidats ont concouru dans la catégorie « gestion », une catégorie qui nécessite la présence de haies depuis plus de 10 ans sur le site.

Les bienfaits de la haie
Selon les cultures, et les secteurs, cette haie est présente différemment. Pour autant, des groupes s’emparent du sujet en réfléchissant sur les bienfaits. « On ne sait pas les quantifier mais ils existent », indique Benoit Hulmer. Le captage du carbone par la haie est également un sujet que les élus de la Chambre d’agriculture ont pris en main. Et l’aspect économique est tout autant d’actualité. « Nous avons voulu mettre l’intérêt économique de la haie. C’est une contribution environnementale. Et on ne souhaite pas être les seuls à supporter la gestion. Dès que nous aurons trouvé un modèle économique adéquat alors on pourra avancer davantage », conclut Benoit Hulmer.

Valoriser les pratiques
A noter qu’en 2019, cette nouvelle catégorie avait été mise en place de manière expérimentale dans quatre régions de France.  Cette année, il y avait une centaine d’agriculteurs issue de douze régions à s’être inscrit. Selon le CGA, ce concours permet de mettre en valeur les pratiques agricoles, les agriculteurs qui préservent et valorisent les arbres sur leur exploitation, et encourage à une meilleure prise en compte de l’arbre dans les politiques publiques. Le Conseil départemental de la Manche accompagne financièrement des programmes de plantations et de gestions de plants.

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