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Elevage
Alimentation : rechercher le “vite fait, bien fait” !

Dans les exploitations laitières et plus largement d’élevage bovin, la période de distribution des fourrages s’allonge de plus en plus et mobilise une personne et du matériel. Comment être plus efficace et limiter son coût de mécanisation ?

Le temps de travail de l’éleveur est dépendant de plusieurs facteurs :

- le nombre de jours de distribution annuel ;

- les différents lots d’animaux à alimenter ;

- les composants de la ration ;

- la structure des aliments (brins courts, brins longs…) ;

- le ou les matériels utilisés ;

- la configuration de l’exploitation (bâtiments, stockage aliments, déplacements…) ;

- la gestion des temps divers (débâchage silos, préparation des concentrés, gestion des refus…).

Au final, le temps quotidien consacré par l’éleveur à l’alimentation peut varier dans des proportions de 1 à 4, pour un même nombre de bovins. L’écart peut encore s’accentuer pour le temps annuel en fonction des périodes de distribution (quelques mois à “toute l’année”).
Plus de jours de distributionAvec l’agrandissement des exploitations, la proportion de surfaces en herbe facilement accessible au pâturage tend à diminuer ce qui entraîne un allongement de la période de distribution des aliments grossiers. Pour les concentrés, la distribution est généralement annuelle.En hiver quand les animaux sont à l’abri, la période de distribution dure environ 150 jours.En été, pour compenser le manque d’herbe, une majorité d’éleveurs distribue des aliments grossiers. Au total les éleveurs peuvent passer 180 à 250 jours à distribuer la ration des animaux. On observe aussi, une période de distribution longue, voir “toute l’année” avec la traite robotisée. Certains éleveurs font également ce choix pour des raisons pratiques (ils préfèrent passer un peu de temps à distribuer plutôt qu’à gérer des clôtures, par exemple), zootechniques (ration homogène toute l’année)… L’augmentation du nombre de jours de distribution génère davantage de temps de travail et de coût de mécanisation (frais de récolte, de transport, de distribution, de traction…). Ces augmentations peuvent être en partie compensées par la réduction du temps de travail sur d’autres tâches ou par des économies de concentrés azotés, si l’herbe est mieux valorisée.

Ration simple : distribution rapide

L’augmentation du nombre de composants constituant la ration peut influencer le temps de préparation. Avec une ration complexe, il y a plus de chargements à effectuer, donc davantage de déplacements et il faut être plus vigilant sur la durée du mélange, surtout si certains constituants sont apportés en faible quantité.Avec une ration simple composée de 3 à 4 aliments, un mélange grossier est suffisant. L’utilisation de la mélangeuse n’est pas indispensable. Pour ceux qui ont fait le choix de ce type de matériel pour accéder à la pesée, par exemple, le mélange peut très bien être réalisé en fin de chargement, ce qui limite les heures de traction, la consommation de GNR et l’usure de la machine.


Brins courts : distribution facile

Bien que certains matériels soient conçus pour distribuer les fourrages en brins longs (désileuse-pailleuse avec démêleurs “brins longs”, mélangeuses à vis verticale, à vis horizontales spéciales, à pales “balles entières”…), il s’avère plus intéressant (temps, usure…) de pré-couper la fibre à la récolte. Des balles rondes ou carrées pressées avec un système “Rotocut” passeront dans la plupart des mélangeuses et seront plus rapidement mélangées. La récolte de paille ou de foin à l’ensileuse, ou mieux à l’autochargeuse permet de distribuer la fibre avec pratiquement tous les matériels de distribution. La contrainte est de disposer de plus de place pour le stockage qui peut cependant se faire sur une hauteur de 4/5 m.


Déplacements courts : gain de temps

Plus les déplacements sont courts, moins il y a de pertes de temps. Dans les exploitations les mieux organisées, le stockage des aliments est situé dans un rayon inférieur à 50 m autour du lot principal (VL). Pour les exploitations multi-sites, il convient de bien évaluer le temps passé pour aller d’un site à l’autre. Souvent un deuxième équipement simple ou d’occasion peut s’avérer plus judicieux que de se déplacer quotidiennement en tracteur, entre les deux sites.

Déplacements courts : gain de temps

Plus les déplacements sont courts, moins il y a de pertes de temps. Dans les exploitations les mieux organisées, le stockage des aliments est situé dans un rayon inférieur à 50 m autour du lot principal (VL). Pour les exploitations multi-sites, il convient de bien évaluer le temps passé pour aller d’un site à l’autre. Souvent un deuxième équipement simple ou d’occasion peut s’avérer plus judicieux que de se déplacer quotidiennement en tracteur, entre les deux sites.

Bien gérer les temps divers

En dehors de la distribution, un certain nombre de tâches doivent être réalisées. La gestion des silos est plus ou moins rapide selon les types de silos et la façon dont ils sont couverts. C’est une tâche qu’il est plus facile à réaliser à deux, en particulier pour les silos volumineux. Les éleveurs reconnaissent qu’il est plus rapide de découvrir un silo couloir recouvert d’une seule bâche protégée par un filet, plutôt qu’un silo taupinière recouvert de 2 bâches et de pneus. Généralement, cette opération est réalisée tous les 3 à 4 jours et elle s’accompagne de l’élimination des zones non-consommables. Tout doit être mis en œuvre à la récolte pour assurer une couverture de qualité qui limitera les pertes à la fois alimentaires et de temps.Au niveau de la table d’alimentation, le repoussage en cours de journée s’impose si l’on distribue une fois par jour (VL, taurillons) ou tous les 2 jours (élèves). L’élimination des refus et le nettoyage de l’auge sont également des tâches à ne pas négliger. Ces travaux seront plus rapides, s’ils sont réalisés mécaniquement (lame…).


Temps de traction : des écarts importants !

Les temps de traction , observés en 2008, (tableau 1) oscillent entre 15 à 90 minutes par jour pour alimenter 100 UGB VL, soit 70 à 400 UGB VL pour une heure de traction. Le meilleur résultat est obtenu par les désileuses-mélangeuses automotrices (hors déplacements entre les exploitations) et le moins bon avec un chantier “mélangeuse” sollicitant 2 tracteurs en permanence. Le matériel a un impact sur le résultat, mais les écarts de temps de traction sont surtout liés aux pratiques de l’éleveur. Dans les exploitations les plus consommatrices et de surcroît distribuant toute l’année, il peut y avoir l’équivalent d’un tracteur à plein temps (600/700 heures), utilisé à la distribution des fourrages.

Inscrivez-vous au “Rallye alimentation” organisé le 13 décembre 2012 dans la Manche

Pour vous aider dans le choix de votre système d’alimentation, 3 experts* vous accompagnent sur 3 systèmes d’alimentation très différents :

1) Rencontrez les membres d’une CUMA qui ont choisi de mutualiser une désileuse-mélangeuse automotrice.

2) Observez l’organisation d’un éleveur efficace avec son équipement individuel.

3) Découvrez le nouveau robot d’alimentation LELY Vector.


Départ du rallye à 10 h 15 chez Jean-François Buisson, 3 la Cauchardière, Le Teilleul.Arrivée à 13 h 30 (repas sur place) à la SCL Lefrançais, Eron à Sourdeval.
De nombreux lots à gagner, notamment des heures de remplacement.
Inscription auprès d’Isabelle Emond, Chambre d’agriculture de la Manche au 02 33 91 21 00.
* Conseillers Chambre d’agriculture, CUMA et MCEL. Avec la participation financière du CasDar et du Conseil général de la Manche

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