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Contrôle Laitier
Analyser au mieux l’alimentation

Nutrition animale et logement des animaux, deux axes développés récemment pour mieux produire.

Beaucoup de monde pour un sujet qui intéresse au premier chef les producteurs.
Beaucoup de monde pour un sujet qui intéresse au premier chef les producteurs.
© E.C.
Que ce soit à Isigny le Buat ou à Sainte-Mère Église, les deux réunions organisées par le Contrôle Laitier de la Manche ont fait salle comble. Il est vrai que le thème était plus que séduisant pour les producteurs : “Nutrition animale et logement des animaux” par Alain Bourges, ingénieur au CL d’Ille et Vilaine, et spécialiste en la matière. Produire plus C’est clair, il faut désormais produire plus de lait. L’Europe a d’ailleurs décidé de monter les références. Pourtant, avant de se ruer sur des achats, le mieux est d’analyser tous les postes pour optimiser, dans un premier temps, l’atelier. Alain Bourges dans son introduction souligne aussi, “produire plus ? Cela peut passer par l’achat d’une laitière pour six mois à 1700 euros. On compte une production de 3600 litres sur 180 jours. Le prix de vente sera de 350 euros/1000 l. On compte 30 euros/1000 litres de frais vétérinaires; la vache sera ensuite réformée à l’issue des 6 mois et vendue 900 euros (PAB de 32 euros)”. A noter que l’on peut effectuer la même chose sur 18 mois avec un gain final de 1745 euros. Reste que pour produire plus de lait, il est indispensable de réunir trois conditions : des vaches saines, des fourrages de qualité et un logement adapté. Alimentation Concernant l’alimentation, il importe d’augmenter l’ingestion des fourrages tout en oubliant pas de retirer chaque jour les refus consommables (de 5 à 10%). “A l’auge, une place par vache, rapprochement du fourrage, nettoyage de l’auge. En libre-service : une place par vache est suffisante, détasser le front d’attaque mais attention aux silos couloirs trop étroits ou aux abords glissants”. Une meilleure ingestion des fourrages permet de gagner en lait et en TP. Et A. Bourges de conclure sur le sujet, “il faut mieux vendre des animaux qu’acheter des fourrages ou des concentrés chers pour produire du lait”. Outre ces explications sur l’alimentation, Alain Bourges s’est aussi attaché à décrire en détails les processus d’ingestion, d’équilibres entre l’énergie, l’azote et les minéraux ainsi que l’incidence de la fibrosité avec un leimotiv : moduler la ration selon les objectifs de l’élevage. “L’observation du troupeau est une chose primordiale. Sur les bouses, la présence importante de grains entiers ou encore une couleur jaunâtre “pois” cassé doit alerter le producteur. Des problèmes de rumination peuvent être détectés par des chutes individuelles de TB ou bien des fourbures”.
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