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Anciens agriculteurs de l'Orne : les générations se serrent les coudes

Les regroupements des communes, la réunification de la Normandie ne laissent pas les anciens exploitants insensibles. Devant la préfète de l'Orne, ils se sont interrogés sur l'avenir de la ruralité, leur environnement au quotidien.

© SB

Toutes les générations agricoles étaient réunies à la réunion annuelle des anciens : Jeunes Agriculteurs, FDSEA et SAE (Section des anciens exploitants). Et ces trois générations sont prêtes à se serrer les coudes pour passer la crise et maintenir le nombre d'agriculteurs dans les campagnes. "Nous ne sommes plus les seuls" souligne Anne-Marie Denis. "Mais sans agriculteur, il y a plus de monde rural". Les anciens acquiescent, eux qui ont vu l'évolution depuis ces dernières décennies. "Notre présence et participation est de plus en plus nécessaire" souligne Madeleine Denizot, président de la SAE de l'Orne. Surtout en période de crise. "Les anciens exploitants ne sont pas indifférents à la conjoncture actuelle. Nous sommes touchés en tant que propriétaires, parents d'exploitants". Ils tendent la main aux actifs. Un geste apprécié par les agriculteurs qui les incitent à regarder de près ce qu'il y a dans les rayons des grandes surfaces, à favoriser les produits locaux. "On sera là pour vous si vous êtes là pour nous" confie Anne-Marie Denis.

L'état n'abandonne pas sa campagne
La crise agricole n'est pas la seule préoccupation des anciens.
L'avenir de leur territoire avec le regroupement des communes, des intercommunalités, ou encore les régions les interpellent. C'est pour cette raison que la SAE avait convié Isabelle David, préfète de l'Orne à s'exprimer sur le sujet. "La réforme des collectivités territoriales va entrainer l'éloignement des pôles de décision et affaiblir le rôle des élus ruraux" indique Madeleine Denizot qui est prête à mettre sont énergie et sa détermination à combattre ces enjeux, notamment lutter contre les déserts médicaux, la revalorisation des petites retraites ou encore l'accompagnement et la prise en charge des personnes âgées.  
La représentante de l'Etat se veut positive. "L'Etat n'abandonne pas sa campagne. Il croit en ses territoires ruraux. Il est essentiel de croire en retour aux réformes qui sont menées pour préparer l'avenir". Et face à l'auditoire, elle a rappelé le soutien de l'hexagone au monde agricole "dans toutes les étapes de leur vie".

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