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Anne-Marie Denis, présidente de la FDSEA de L'Orne : "nous avons besoin de tous les agriculteurs derrière nous"

La FDSEA de l'Orneparticipera activement à l'action nationale du 5 novembre. Anne-Marie Denis, nous en rappelle les enjeux et en appelle à tous les agriculteurs, pour se rassembler.

© TG

Pourquoi organiser maintenant une action nationale ?
Non à une hausse des taxes sur les phyto, non au blocage des dossiers de l'installation, non au zonage directive Nitrates tel qu'il est annoncé, non à l'application du compte pénibilité en agriculture. Oui à un allègement des normes et des charges qui pèsent sur le travail. Oui au versement anticipé des aides PAC au 16 octobre pour tous les exploitants, oui à la publication des décrets de la "loi Hamon" protégeant et incitant l'origine France en restauration et dans les GMS. Oui à une année blanche sur les contrôles verdissement PAC en 2015. Oui à une simplification administrative... Il nous est aujourd'hui devenu presque impossible de recourir à l'apprentissage, tant les règles de sécurité sont strictes. Bref, aujourd'hui, nous répondons présents à la journée d'action nationale du 5 novembre, pour porter la voix des agriculteurs sur tous ces sujets-là, alors que de nombreuses décisions nationales sont attendues concernant l'agriculture.

L'environnement est un sujet particulièrement sensible dans l'Orne...
L'Orne est notamment concerné par le nouveau zonage de la directive nitrates que nous refusons en l'état. Les formalités de tenue du cahier d'épandage "au jour le jour" deviennent inaccessibles pour l'organisation du travail des agriculteurs. Quant aux contrôles, que ce soit sur la nouvelle directive nitrates ou le verdissement, nous demandons l'année blanche pour 2015. Les contrôles nous semblent difficilement acceptables vu les retards pris par l'administration pour communiquer les textes d'application.

En quoi estimez-vous ne pas être entendus ?
En février dernier, la FNSEA organisait les Etats généraux de l'agriculture. Nous avions eu l'impression de trouver une oreille attentive de la part du ministre de l'Agriculture. Mais nous n'avons jamais rien vu venir de la part du ministère. Quid des réflexions autour d'un système d'assurance revenu ? Quid de l'application de la loi Hamon visant à mieux valoriser les produits français en restauration et en GMS ? Au contraire, en cette fin d'année, nous pressentons des annonces qui ne nous seraient pas favorables dans la loi de finances notamment. Et nous n'avons pas encore reçu tous les arbitrages pour la PAC de 2015.


Quelle mobilisation attendez-vous ?
Pour faire quelque chose de très fort, nous avons réellement besoin de tous les agriculteurs derrière nous.     Je note que la Chambre d'agriculture nous manifeste son soutien en fermant également ses portes au public ce jour-là. J'espère que toutes les organisations professionnelles agricoles suivront cet exemple.

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