Aller au contenu principal

Concours
Après la normandisation, les concours

Passion et raisonnement économique ont conforté sa décision. A Orbois, Cédric Lemasle a normandisé son cheptel en moins de deux ans. Une durée suffisante pour constituer un cheptel opérationnel et participer aux concours. Le week-end prochain, l’éleveur sera à la foire de Caen.

Cédric Lemasle participera avec deux animaux. Velux (père Ninas) a produit en 2ème lactation en 290 jours : 7660 kg à 39,3 de TB et 32,0 de TP, soit 7 786 kg de lait standard. Vache (père Niratum) a produit en 2ème lactation en 280 jours : 8273 kg à 39,9 de TB et 34,3 de TP, soit 8771 kg de lait standard.
Cédric Lemasle participera avec deux animaux. Velux (père Ninas) a produit en 2ème lactation en 290 jours : 7660 kg à 39,3 de TB et 32,0 de TP, soit 7 786 kg de lait standard. Vache (père Niratum) a produit en 2ème lactation en 280 jours : 8273 kg à 39,9 de TB et 34,3 de TP, soit 8771 kg de lait standard.
© V.M.

Cédric Lemasle est un jeune éleveur de normandes. Jeune, car il s’est installé fin 2007. Et jeune, car il a débuté la normandisation de son cheptel en mai 2008. Désormais, les Normandes constituent 97 à 98 % de son troupeau. L’agriculteur a bénéficié d’une conjoncture favorable pour normandiser rapidement.

Inséminateur et observateur
Profitant de l’euphorie laitière de l’époque, il a pu écoulé facilement les Prim’Holstein sans génétique de son cédant. Cédric Lemasle a aussi bénéficié d’une cessation d’activité en Mayenne. Il y a acheté une quinzaine d’animaux.
Son passé de vacher et d’inséminateur lui a permis de mûrir de son choix. “J’ai observé divers systèmes économiques et différentes méthodes de travail. Je me suis installé hors-cadre familial et je n’avais aucun préjugé sur les races. En tant qu’inséminateur, j’ai échangé avec les éleveurs. J’ai vu des normandes faciles à mener, avec un bon intervalle vêlage-vêlage, un bon taux de réussite en insémination artificielle et coûts vétérinaires plus faibles que pour d’autres races laitières “, explique le jeune agriculteur.  Sa normandisation est donc revendiquée comme un investissement.

Normandes en intensif
Cédric Lemasle produit 296 000 litres de lait sur 50 hectares. L’agriculteur ne vit que du lait. Son objectif : augmenter ses marges. “Avec les Normandes, je vends mon lait en moyenne 50 € de plus aux 1000 litres. Mes veaux de 8 jours et mes vaches de réformes sont également mieux valorisés. J’élève des Normandes et je n’ai pas de complexe !” Le week-end prochain, il participera donc pour la première fois au concours de Caen. L’éleveur est inscrit avec deux animaux. Parmi-eux : Velux était suppléante au Space. En 2ème lactation, elle a produit en 290 jours, 7660 kg à 39,3 de TB et 32,0 de TP soit 7 786 kg de lait standard. “J’allais déjà à la foire de Caen en tant que spectateur. Je ne veux pas rester enfermé chez moi. On apprend toujours lors des concours. C’est aussi le bon moment pour montrer qu’une normande ne produit pas que 5000 litres de lait. Cette race s’adapte parfaitement à mon exploitation intensive”.
Pour optimiser son exploitation, ses choix génétiques privilégient TP et morphologie. “Je pense qu’une vache avec de la musculature se tient mieux en lait. Et même si on ne réforme qu’une fois, 100 € de plus pour la carcasse restent intéressants”.

Programme
Le concours départemental de la race normande à la Foire de Caen se déroule le samedi 26 septembre toute la journée avec remise des prix le dimanche 27 de 11 h à 13h, suivi d'un apéritif offert. 
Cette année, 19 éleveurs du département ont engagés 76 femelles de race normande pour le concours par sections et l'attribution des prix spéciaux.
Le grand changement en 2009 est la situation nouvelle sur l'esplanade centrale de la Foire de Caen en prolongement de la rue des produits normands.
Au programme samedi 26 septembre :  
- Présentation et classement des femelles à partir de 10h par 2 juges (éleveurs de l'Orne).
- Prix spéciaux et prix de championnat l'après midi jusqu'à 17h
Remise des prix le dimanche a partir de 11 h. Les partenaires du concours offrent leur lot en présence des officiels et de la presse.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Geoffrey Saint-Lô, pisciculteur et ambassadeur de la marque Bienvenue à la ferme, marquée portée par la Chambre d'agriculture dont Nadège Mahé en est l'élue référente.
Bienvenue à la ferme : pisciculteur, Geoffrey Saint-Lô devient ambassadeur
Depuis 1985, la famille Saint-Lô, basée à Saint-Sauveur-Lendelin, reçoit les visiteurs dans son exploitation piscicole où elle…
Mardi 21 juillet 2026, un agriculteur d'une trentaine d'année décède dans un accident de la route à Tinchebray-Bocage. Une enquête est en cours afin de déterminer les causes de l'accident. 
Un agriculteur ornais décède dans un accident de la route
Mardi 21 juillet 2026, un agriculteur d'une trentaine d'années décède dans un accident de la route à Tinchebray-Bocage. Une…
[EXPERT] "Un maïs sans grain a une valeur pour l'alimentation animale"
Juin 2026 a été historiquement chaud. Quelles manifestations de la sécheresse sur le maïs ?
Dans le maïs, Jean-François Osmond explique au préfet de la Manche Marc Chappuis les dégâts subis par la culture en raison de la sécheresse et de la canicule.
Sécheresse : l'alerte rouge s'étend dans la Manche
Jour après jour, la ressource en eau devient un peu plus précieuse. Le préfet de la Manche, Marc Chappuis a pris de nouvelles…
Six sites et 121 communes sont concernés par l'officialisation de l'inscription des plages du Débarquement au Patrimoine mondial de l'Unesco.
Le classement des plages du Débarquement à l'Unesco "ne doit pas être une entrave au monde agricole"
Les plages du Débarquement en Normandie figurent depuis le 26 juillet 2026 au panthéon du Patrimoine mondial de l'Unesco.…
Contrairement à la FCO, il n'existe pas encore de vaccin contre le Shamonda Europe.
Le nouveau virus détecté sur des bovins dans la Manche et le Calvados
Un premier foyer de Shamonda Europe a été constaté dans un élevage du centre de la Manche, sur trois vaches. Cette nouvelle…
Publicité