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Associé, salarié, délégation du travail
Après un gaec familial, quelle option ?

A 34 ans, Didider Cauquelin, installé à Poilley, non loin de Ducey, en gaec “mère-fils”, doit faire face à son avenir : bientôt son associée sera à la retraite; quelle solution pour l’exploitation ?

Cécile Vignaud (conseillère d'entreprise au ccam) et Didier Cauquelin, analyser l'exploitation pour choisir la meilleure option.
Cécile Vignaud (conseillère d'entreprise au ccam) et Didier Cauquelin, analyser l'exploitation pour choisir la meilleure option.
© E.C.
Ici, non seulement il y a du lait, mais aussi des bovins viande (génisses Label Rouge, Blonde d’Aquitaine) et un atelier veaux gras (issus du troupeau laitier). Inutile de dire que le travail ne manque pas pour didier, sa mère, mais aussi son père qui n’hésite pas à donner un coup de main. Tous les ateliers sont gérés avec rigueur, pour preuve les résultats au Contrôle Laitier : 92 00 kg de moyenne d’étable à 40 et 32. “Avec 2 UGB/ha, nous sommes en sytème intensif” souligne Didider Cauquelin Réflexion Problème, l’aide des parents ne sera pas éternel. Didier a donc décidé de réfléchir aux systèmes de substitution. Un associé ? “J’y ai pensé, mais si cela marche bien en famille, j’ai vu pas mal de gaec en “tiers” se dissoudre. Il faut avoir le même âge, la même optique de travail et une bonne répartition des tâches”. Et puis, Didider ne veut pas s’associer avec un exploitant se situant à 15 ou 20 kilomètres. “Ceci dit, je ne souhaite pas rester tout seul sur l’exploitation, c’est ingérable avec tout le travail à faire. Autre problématique, les parents ne veulent pas laisser leur fils, et c’est bien compréhensible, seul; mais notre jeune agriculteur souhaite que ses parents profitent de la retraite”. La réflexion est donc longue mais aussi constructive.Une vie après le travail “Pas de doute, il faut que l’on avance, j’ai encore à peu près deux ans pour mettre en place un autre système”. Les pistes ébauchés sont l’embauche d’un salarié d’exploitation ou encore la suppression d’ateliers. Didier ne veut pas faire comme tant d’autres : foncer puis se réveiller à 40 ou 45 ans en ayant vécu 24 h sur 24 pour et par l’agriculture. “Il y a une vie après le travail, c’est logique d’avoir des loisirs, c’est même souhaible lorsque l’on travaille 60 ha par semaine”. Avec l’aide de Cécile Vignaud, conseillère d'entreprise au CCAM, Didier Cauquelin “bosse” donc sur sa future organisation. “Il est important de demander conseil et d’avoir d’autres repères, car les éleveurs travaillent avec du vivant”. Autres solutions envisagées, l’installation d’un jeune agriculteur qui reprendrait la part du gaec laissé par Mme Cauquelin ou encore la délégation du travail du sol. “Quoiqu’il en soit, je me vois mal rester tout seul sur ma ferme, travailler à plusieurs dynamise une entreprise”.
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