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Les rendez-vous techniques du CONTRÔLE LAITIER du Calvados
“Atout génisses” : 17 élevages du sud Pays d’Auge planchent ensemble sur l’élevage des génisses

La première réunion s’est tenue en février dernier et l’on peut déjà mesurer les premières avancées.

En ce 16 septembre chez Laurent Leclerc, producteur de lait à Préaux St-Sébastien, une quinzaine d’éleveurs planchent sur l’élevage des génisses. On angle cette fois la réflexion sur la phase lactée. Aux manettes et diaporama à l’appui,Olivier Leray (conseiller spécialisé au Contrôle Laitier) rappelle les fondamentaux. Mais très vite, on entre dans le concret. Amandine et Jean-Baptiste, les techniciens locaux du CL 14, ont au préalable mené l’enquête sur les pratiques d’élevage de chacun des participants à l’aide d’un questionnaire simple. Olivier Leray a compilé l’ensemble pour en assurer la synthèse. La restitution nourrit les débats et les échanges à partir du vécu de chacun.

Une approche collective et participative
Le Contrôle Laitier du Calvados a pris la main sur cette approche concrète du conseil  sous sa forme collective, participative volontaire et planifiée (7 rendez-vous sur 18 à 24 mois en groupe constitué). “Certains éleveurs ont déjà rectifié le tir ce quiprouve que la démarche est efficace. C’est  bien car lesmarges de progrès au niveau de l’élevage des génisses sont importantes”, remarque Olivier Leray. “Suite à la réunion précédente, j’ai adopté un nouveau plan d’allaitement et j’enregistre de meilleurs résultats”, confirme un participant. Mais pas question d’apporter une solution “clés en main”. Au fil de la discussion, chacun pose ses questions, livre son expérience, évoque ses fournisseurs, porte un regard critique (positif ou négatif) sur les pratiques d’élevage de son voisin pour, in fine, autodiagnostiquer ses propres erreurs. La réponse à une problèmatique récurrente ou passagère se profile peu à peu. Et si le rendez-vous est technique, l’économique et le confort de travail s’inscrivent en filigrane tout au long de la réflexion.

Après la salle, l’étable
Cette matinée en salle aura permis de surligner de gros écarts de GMQ (Gain Moyen Quotidien) dans la phase 0-6mois entre les 17 engagés du groupe “Atout génisses”. “A quel stade séparez-vous le veau de la mère ? Travaillez-vous au seau ou à la tétine ? Pesez vous le colostrum ? Quel est votre plan d’allaitement ? A quel âge sevrez-vous ?” (...). A cette matinée passée en salle et après que chacun se soit interrogé sur ses pratiques, s’enchaînent les visites d’élevages. Sept déjà à ce jour qui permettent de comparer différents systèmes et options. Pour le recevant, c’est également l’occasion d’entendre les avis critiques d’une vingtaine de paires d’yeux extérieurs. “Collectivement, il est plus facile d’analyser les points faibles, juge l’un d’eux. Cet exercice peut nous servir de déclic et facilite si besoin la remise en cause de notre propre façon de procéder”.

Convivialité et relations humaines
Démarrée à 10 h autour d’un café, la journée est dense. Elle se termine avant 17 h par un autre café. Un timing qui tient compte des contraintes de l’élevage laitier et qui privilégie la convivialité. Un aspect important que cette relation humaine. C’est un autre atout de la démarche de groupe. On fait plus ample connaissance voire on fait connaissance tout court. Après, c’est plus facile de s’appeler (ou de se emailer) entre collègues pour demander conseil ou simplement se parler.

Cette nouvelle offre de service du Contrôle Laitier est le fruit d’une large consultation de tous les adhérents. “30% nous disaient être intéressés par un conseil collectif sur des sujets techniques. Le thème de l’élevage des génisses nous est apparu porteur. Nous avons sur ce sujet des marges de progrés importantes. ”, se souvient Olivier Leray.  Pour peaufiner son projet, l’équipe technique du CL 14 s’est rendue
chez ses homologues du département du Nord. Ils bénéficient de 10 ans d’expérience dans le domaine. Restait alors à écrire le cahier des charges et recruter la première promotion. Devant le succès de la formule, de nouveaux groupes pourraient se constituer dans le Bessin, le Bocage... Et après les génisses,d’autres thématiques sont également à l’étude. A suivre !

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