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Attention à la Néosporose

Selon les pays, on lui attribue 5 à 25 % des avortements bovins. Dans la Manche, sur les 5 dernières campagnes, 10 à 15 % des avortements analysés sont séropositifs.

Des mesures préventives, simples mais efficaces peuvent éviter la transmission de la néosporose 
aux bovins.
Des mesures préventives, simples mais efficaces peuvent éviter la transmission de la néosporose
aux bovins.
© REUSSIR

Néospora caninum est un parasite dont l’implication dans les avortements dans l’espèce bovine est reconnue depuis plus de 20 ans, et ce dans la plupart des régions du monde. Selon les pays, on lui attribue 5 à 25 % des avortements bovins. Dans la Manche, sur les 5 dernières campagnes, 10 à 15 % des avortements analysés sont séropositifs à la recherche néosporose.Ce taux est probablement sous estimé car la majorité des interruptions de gestation dues à la néosporose intervient sur des fœtus âgés de 3 à 6 mois, le plus souvent non retrouvés car de petite taille et/ou dévorés par un prédateur, donc non déclarés et non analysés.


Contamination

Les bovins se contaminent :

- soit en consommant un aliment (fourrage, ensilage, céréales, eau…) souillé par les excréments d’un chien infesté ;

- soit par la voie transplacentaire, avec contamination d’un veau avant la naissance, dans le ventre d’une mère infestée. D’où des lignées possibles de reproductrices susceptibles de subir de nombreuses interruptions de gestation. Cliniquement, une partie des vaches infestées n’avortent pas : la gestation est normale, avec naissance d’un veau infesté dans 80 à 90 % des cas. L’autre partie présentera une (ou plusieurs) interruptions de gestation, le plus souvent entre 3 et 6 mois de gestation. 5 % des vaches infestées avortent à répétition.

Mesures préventives

Les mesures préventives sont les suivantes :

- contrôle sérologique néosporose à l’introduction sur la totalité des bovins reproducteurs (ou futurs reproducteurs), préférentiellement avant la vente, sinon avec signature préalable d’un billet de Garantie Conventionnelle afin de faciliter la reprise des éventuels bovins séropositifs. Dans la manche, depuis 2005, seulement 10 % des bovins introduits font l’objet d’une demande de contrôle sérologique Néosporose : 5 % des bovins contrôlés sont séropositifs, soit 1 reproductrice sur 20 introduites est contaminée ;

- éviter la divagation des chiens sans surveillance et protéger les aliments d’une contamination par les déjections des chiens (encadré) ;

- distribuer aux bovins exclusivement de l’eau potable ;

- dératiser régulièrement les locaux d’élevage afin d’éviter la dissémination passive de Néospora caninum sur l’aliment ;

- destruction systématique des placentas, par enfouissement (chaux vive) dans une fosse spécifique (à couvrir entre chaque utilisation afin d’éviter l’accès par des prédateurs) ;

- déclarer systématiquement les interruptions de gestation, avec demande de recherches complémentaires (néosporose…).Dès qu’un cheptel est infesté par la néosporose, un plan de lutte est proposé, afin de dépister (par prise de sang) les bovins séropositifs. L’élimination accélérée de ces bovins est conseillée. Dans les troupeaux lourdement contaminés, il est possible de mettre à la reproduction une partie des vaches infestées, avec un taureau afin d’optimiser la valorisation de l’éventuel veau à naître par l’engraissement.

Eviter de distribuer la tonte des pelouses aux vaches

Il convient, par prudence, d’éviter de distribuer la tonte de pelouse aux vaches. Dans certaines exploitations, cette pratique a pu être liée à une dissémination de la néosporose par le chien qui faisait ses déjections aux mêmes endroits sur la pelouse, avec un risque important de contaminer les vaches qui en ont ingéré.

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