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Chez Michel et Jacqueline Julien
Au bout du chemin aménagé: pâturages réimplantés

Le CONTRÔLE LAITIER du Calvados vous donne rendez-vous le jeudi 13 septembre au Mesnil Durand.

Michel et Jacqueline Julien ont investi 6 009 e dans 200 m de chemin permettant au troupeau d’accéder au pâturage dans de bonnes conditions. Il ont perçu 2 403 e d’aide de la part du Conseil Général.
Michel et Jacqueline Julien ont investi 6 009 e dans 200 m de chemin permettant au troupeau d’accéder au pâturage dans de bonnes conditions. Il ont perçu 2 403 e d’aide de la part du Conseil Général.
© TG
Le Contrôle Laitier du Calvados et le Conseil Général vous proposent, le jeudi 13 septembre prochain à l’EARL de La Tuilerie au Mesnil Durand près de Livarot (14), une journée d’information autour de la thématique de l’herbe. Il s’agit de faire connaître les aides accordées par le Conseil Général en faveur des systèmes herbagers. L’occasion également pour le Contrôle Laitier d’apporter son expertise sur l’accompagnement des éleveurs dans leurs projets de changement de système de production.

117 ha d’herbe
Installé en 1979 et rejoint par Jacqueline en 1998, Michel Julien a cultivé jusqu’à 15 ha de maïs. Mais malgré de bons rendements, "des terres trop longtemps nues en hiver et la corvée quotidienne de désilage" l’ont amené à repenser son système fourrager. D’autant plus qu’en face, la Fromagerie Graindorge qui fabrique des fromages AOC au lait cru encourageait financièrement le tout herbe. C’est ainsi qu’à l’EARL de La Tuilerie, on produit désormais 253 000 litres de lait, 35 bœufs par an et 5 vaches allaitantes sur 117 ha d’herbe. Le troupeau laitier affiche un niveau de performances de 6 500 kg à 39,4 de TB (Taux Butyreux) et 34,6 de TP (Taux Protéique). L’intervalle vêlage/vêlage est de 396 jours.Tout au long de cette mutation, Michel et Jacqueline Julien ont bénéficié de l’appui technique du Contrôle Laitier (lire ci-contre).

Un dossier accompagné par le Contrôle Laitier
Mais si le Contrôle Laitier apporte son expertise technique et économique, c’est également lui qui instruit, pour le Conseil Général, les dossiers de demande de subventions dans le cadre de la politique du soutien aux investissements herbagers. Tous les éleveurs affiliés à l’AMEXA dont le revenu a pour origine au minimum 50 % de revenus agricoles peuvent y prétendre. Pour le moment, l’aide est réservée aux exploitations qui accroissent leur surface en herbe mais il est envisagé de l’élargir à d’autres élevages l’an prochain.
Stabilisation des chemins d’accès aux parcelles, points d’abreuvements, clôtures et abris de plein air, constituent autant d’investissements éligibles. Le taux d’aide atteint 40 % avec un montant minimum de travaux de 4 000 e et un plafond de travaux éligibles de 12 500 e (soit 5 000 e d’aide par exploitation).
Michel et Jacqueline ont quant à eux investi 6 009 e (HT) pour réaliser 200 m de chemin permettant au cheptel d’accéder aux nouvelles surfaces en herbe. Ils ont touché 2 403 e du Conseil Général. Un aménagement qu’ils ont particulièrement apprécié en cet été 2007 véritablement pourri. Les mamelles sont restées propres malgré des records de précipitation. Vous pourrez le vérifier dès la semaine prochaine.
Th. Guillemot

Etienne Doligez

Le Contrôle Laitier n’a pas pour vocation de privilégier un système (herbe, maïs, mixte...) plus qu’un autre mais d’accompagner, au cas par cas, toute mutation dans la conduite d’élevage. "Tous les projets sont différents, confirme Etienne Doligez, responsable conseils. Ce qui est primordial, c’est de mesurer toutes les conséquences techniques et économiques d’un changement de système". Un service qu’ont particulièrement apprécié Michel et Jacqueline Julien.
Au-delà de l’approche chiffrée des différentes hypothèses d’évolution du système fourrager, tout dépend ensuite du contexte pédo-climatique de l’exploitation et des objectifs recherchés par l’éleveur (...). Une approche globale avec un œil extérieur, adapté à chaque situation, puis un suivi pour bien s’assurer que tout se passe comme prévu et corriger si besoin, c’est indispensable pour que le projet ait toutes les chances de réussir !

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